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    Entreprises

    La RAM muscle sa branche hôtelière et de catering

    · Trois hôtels vont renforcer le portefeuille de la Sotoram

    Par L'Economiste | Edition N°:601 Le 23/09/1999 | Partager

    · Ces établissements seront construits à Marrakech, Fès et Agadir

    · Une unité de restauration ouverte début novembre à Marrakech

    · Le transporteur veut se positionner en prestataire global

    Sotoram, le pôle hôtelier et de restauration "aérienne" de la Royal Air Maroc, revient de loin. Au bord de l'abîme il y a quatre ans, la société, filiale de la RAM à 90%, revit aujourd'hui. A fin 1994, elle avait absorbé tout son capital (18 millions de DH) -passé à 42 millions de DH en 1997- après une succession de pertes de 65 millions de DH. En principe, les actionnaires devaient prononcer la dissolution comme le prévoit la loi. Mais le conseil d'administration avait préféré l'option d'une "restructuration profonde sans injecter de l'argent frais", insiste M. Kamal Bensouda, directeur général de la société. En fait, il n'y avait pas trente-six solutions tant la RAM elle-même traversait une zone de turbulence financière à l'époque. Depuis, la thérapie semble avoir réussi: de 1995 à 1999, le chiffre d'affaires cumulé de Sotoram est passé à 1,2 milliard de DH (en 1999, la société a réalisé 300 millions de DH) pour un résultat net de 132 millions de DH sur la même période. Elle vise d'ici cinq ans la barre de 500 millions de DH. Au passage, Sotoram s'est même permise d'anticiper des échéances de 130 millions de DH sur le service de sa dette, réduisant ainsi la durée d'amortissement à 6 ans contre 11 initialement. Redressée, la branche hôtelière de la RAM a aussi retrouvé le chemin de la croissance. Son activité a rebondi et progresse en moyenne de 12% l'an, aidée il est vrai par la reprise du tourisme. Le pôle restauration (Royal Catering), qui produit 3 millions de repas chaque année, est aussi en pleine expansion. Une unité de production (20 millions de DH d'investissement) sera inaugurée fin novembre à l'aéroport de Marrakech.

    La tension sur la capacité d'hébergement dans les régions touristiques est un danger pour la destination et une menace pour la Royal Air Maroc dont la santé est intimement liée à l'industrie touristique: deux clients sur trois qui empruntent ses avions sont des touristes. Les hôtels de sa filiale (Atlas à Marrakech et Amadil Beach à Agadir) sont saturés. C'est donc pour desserrer l'étau sur les deux établissements qu'un plan de développement a été entériné par le conseil d'administration. Il s'agit aussi pour les responsables de "contribuer, même symboliquement, à l'élargissement de l'offre en lits" à l'heure où le plafonnement des capacités fait planer une menace sur la destination marocaine. Trois nouveaux hôtels vont donc s'ajouter au portefeuille actuel de la Sotoram: un "4 étoiles" de 250 chambres dont 15 suites sera érigé à Marrakech près de l'Hôtel Atlas. Les travaux de construction vont démarrer en décembre et dureront dix-huit mois. Hors foncier (le terrain appartenait à la RAM), l'investissement est estimé à 80 millions de DH financés à 30% par fonds propres et le reste par crédits bancaires. Les deux autres établissements seront construits à Fès et Agadir où le transporteur cherche actuellement des terrains.
    Dans le milieu du tourisme, les opérateurs restent perplexes. Ils s'interrogent sur cette "dispersion" de la compagnie au plan international à l'heure où la concurrence se recentre sur le métier de transporteur. L'argument est balayé d'un revers de la main à la RAM. Pour le DG de la Sotoram, M. Bensouda, par ailleurs directeur Commercial et Marketing de la RAM, la Sotoram est dans une phase de croissance, et l'élargissement de sa capacité d'accueil est la seule voie, compte tenu de projections de la demande des séjours vers le Maroc. Il s'agit par ailleurs pour le transporteur de "se positionner en tant que prestataire global sur la chaîne du service touristique" et, pourquoi pas, "de jouer un rôle de tracteur dans le tourisme en envoyant un signe de confiance dans le secteur". Swissair, devenue une référence en matière de prestations périphériques au transport aérien, fait rêver la RAM.

    Abashi SHAMAMBA

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