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Economie

La lente agonie des Syndicats d’Initiatives et de Tourisme

Par L'Economiste | Edition N°:2039 Le 09/06/2005 | Partager

. Complémentarité ou dualité avec les CRT?. Plus aucun budget alloué depuis deux ans. Nouvelle organisation en vue pour les CRTLE bâtiment du Syndicat d’Initiatives et de Tourisme (SIT) situé sur la grande artère Mohammed V de Casablanca affiche grise mine. Datant de l’époque coloniale, il abrite les locaux du SIT, organisme chargé de la promotion touristique. A l’intérieur, deux ou trois personnes assurent le suivi quotidien: accueil des touristes, réception des appels téléphoniques, suivi des correspondances… lorsqu’il y en a. Les membres du bureau, constitué de bénévoles, continuent à se réunir, préparer des programmes d’animation qui ne trouvent pourtant plus preneur depuis plusieurs années. Quinquagénaires dans leur majorité, ils parlent avec nostalgie du temps où le syndicat remplissait son véritable rôle de promoteur touristique, d’organisateur d’activités culturelles et sportives. Aujourd’hui, les moyens manquent de façon draconienne et les quelques sponsors qui avaient fait office de donateurs sont devenus introuvables. La création des Conseils régionaux du tourisme (CRT), nouvelle donne dans le paysage promotionnel touristique, complique davantage la situation. . Le SIT pourra-t-il survivre? La subvention allouée au syndicat par le ministère du Tourisme n’a pas été versée depuis plus de deux ans. Déjà très insuffisante -à peine 20.000 dirhams par an- elle permettait au moins de “subvenir aux dépenses de fonctionnement”. Et malgré l’ensemble de ces difficultés, les membres du bureau parlent des perspectives du syndicat et des diverses activités qu’il compte organiser. Pour les subventions, il s’agirait selon eux d’un simple retard qu’ils espèrent voir rattraper. Les donations de bénévoles et de sponsors aussi se font bien rares. Choukry Ammar, le président du bureau, vit sur les souvenirs d’antan. Ce qui ne l’empêche guère d’être optimiste. “Nous avons toujours trouvé des fonds pour organiser nos activités, nous continuerons à le faire”.La tâche promet d’être rude. A la subvention du ministère, s’ajoutaient les recettes du camping de l’Oasis, géré par le SIT. L’histoire du camping n’a pas été des plus paisibles. Il y eut d’abord un conflit opposant le propriétaire du terrain, la Sonadac qui voulait récupérer le site et le SIT. Après plusieurs recours, la justice tranche en faveur du syndicat. Quelques mois plus tard, un nouveau rebondissement dans l’affaire du camping de l’Oasis dont le propriétaire, expliquent les membres du bureau du SIT,a conclu la vente à un promoteur privé. Nouveau litige entre les deux parties. Entre-temps, le SIT continue à gérer le camping, qui ne semble pas réaliser des profits substantiels. Et réclame, dans la foulée, le camping de Dar Bouazza, en guise d’échange pour libérer celui de l’Oasis. L’affaire est en cours. Le coup de grâce a été donné avec l’inauguration, la semaine dernière, des kiosques initiés par le CRT de Casablanca. Ces nouvelles structures donneront une nouvelle impulsion à la promotion touristique. Brochures, guides et hôtesses d’accueil deviendront désormais les interlocuteurs des touristes de Casablanca. Avec un budget annuel avoisinant les 4 millions de dirhams, une vision globale et concertée du tourisme à Casablanca, les CRT s’érigeront désormais en uniques acteurs de la promotion touristique. La problématique de la continuité des SIT prend une proportion jamais égalée auparavant. “Nous sommes complémentaires”, rétorquent les membres du syndicat. Difficile d’y croire. “Il faudra de toute façon uniformiser les initiatives pour ne pas aboutir à une cacophonie”, explique un professionnel. C’est d’ailleurs la réflexion menée au niveau du ministère de tutelle en concertation avec la Fédération nationale du tourisme. L’axe central consisterait à homogénéiser le volet promotionnel de la stratégie touristique en le confiant à des acteurs spécialisés. Il serait question d’une organisation type, structurée, que l’ensemble des intervenants de la filière respecteraient. Annoncé depuis plusieurs mois, le texte ne serait toujours pas finalisé. Amale DAOUD

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