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    La guerre du golf....au Club d'Anfa

    Par L'Economiste | Edition N°:804 Le 06/07/2000 | Partager

    • La base promet une ambiance électrique à L'AG de ce vendredi, la première depuis 1987• De nombreux membres décrient l'opacité de la gestion du club• Point de rencontres de l'élite politique et économique, ce green fait l'objet de toutes les convoitises-LE Royal Club de Golf d'Anfa à Casablanca n'est décidément pas une association comme les autres. Le site situé dans un des très chics quartiers résidentiels de la métropole passe pour un haut lieu de rassemblement de l'élite politique et économique du pays. Ministres, dirigeants d'entreprises, hommes politiques, hauts cadres de l'Administration, médecins, avocats, professeurs universitaires, près de 3.500 personnes fréquentent régulièrement ce green un peu spécial. Mais très peu y vont vraiment pour jouer au golf. La rumeur voudrait que l'endroit serve à la recherche d'opportunités d'affaires (de nombreuses y auraient été conclues), de règlement de différends politiques, voire de vitrine pour des ambitions politiques. On comprend dès lors qu'il soit rangé au rang stratégique. N'y rentre pas qui veut. L'adhésion à ce club très sélect relève d'un véritable parcours de combattant. Elle serait même plus difficile à obtenir qu'un agrément de transport public de voyageurs, plaisante un membre. Des centaines de personnes sont actuellement sur la liste d'attente, dont plusieurs personnalités.Sur le plan organisationnel, un cordon ombilical lie de fait le Club de Mohammédia à celui d'Anfa. C'est le même comité qui pilote les deux associations. Avec ses dix-huit trous contre neuf à son concurrent, le green de Mohammédia est, en théorie, le plus approprié pour un joueur de golf. Mais Mohammédia n'est pas Casablanca, du moins pour le business ou les tractations politiques. Le Club de Golf de la cité balnéaire est donc obligé de vivre dans l'ombre de celui de la métropole. L'une des reformes qui sera d'ailleurs proposée à l'assemblée de ce vendredi consiste à entériner juridiquement cette situation. Les membres devraient se prononcer sur une fusion de deux structures.Depuis plusieurs années maintenant, la gestion du club d'Anfa soulève des contestations. La fronde est montée crescendo jusqu'à atteindre son paroxysme ces derniers mois. A la veille de l'assemblée, l'ambiance est à la limite d'une guerre, selon un habitué des lieux. Certains s'attendent même à une ambiance électrique pour l'AG. La base reproche en effet au bureau sortant «son immobilisme, sa gestion opaque et son ignorance des statuts«. Elle compte donc demander des comptes ce vendredi. Depuis 1987, il n'y a pas eu la moindre assemblée générale en dépit des dispositions du statut. Aucun rapport moral ni financier n'a donc été transmis aux membres. Le club gère un budget estimé entre 25 et 30 millions de DH provenant essentiellement de cotisations d'adhérents, 10.000 DH annuels par personne.Le vent de changement démocratique qui souffle sur le pays est donc arrivé jusqu'au green d'Anfa. Sans cela, on serait resté dans le statu quo, analyse un adhérent. Plusieurs clans se sont formés entre-temps, soudés par l'objectif unique de pousser le comité actuel à la porte afin de «retourner à la légalité et aux procédures démocratiques«.Si l'on en croit une source proche de l'association, en treize ans de mandat le comité sortant a engrangé 120 millions de DH de recettes. De cette cagnotte, 40 millions ont été affectés à l'investissement, 10 au règlement d'arriérés de factures d'eau et d'électricité. Les membres devraient peut-être voir un peu plus clair dans la gestion avec les conclusions de l'audit mené par Ernest &Young qui seront présentées à l'assemblée. Un autre, effectué par Pricewaterhouse est en cours. Actuellement, la trésorerie du club regorge 10 millions de DH. De l'argent, l'association n'en manque donc pas. Pourtant, il se dit qu'une partie de son fonctionnement aurait été, jusque dans un passé récent, prise en charge par la Commune Urbaine d'Anfa. Sous instructions de qui? A noter qu'il n'existe aucune relation juridique entre la Commune et le Club. Le site appartiendrait à l'Etat, l'Association et le club se chargent de l'aménagement et de l'entretien.

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