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Economie

La guerre des sardines a commencé

Par L'Economiste | Edition N°:1491 Le 04/04/2003 | Partager

. Le Comité international de Sardina Pilchardus refuse cette appellation au Pérou . Si ce dernier obtient gain de cause, le Maroc perd sa position dominante Les industriels marocains et européens de conserve de sardines, réunis dans le Comité international de la Sardina Pilchardus (CISAP), refusent l'introduction de nouvelles espèces de poisson sous ce nom. Pour eux, seule l'espèce Sardina Pilchardus Walbaum (SPW) peut se prévaloir de cette dénomination. N'en déplaise à l'OMC, ils s'opposent à l'appellation «conserve de sardines« aux espèces pélagiques péruviennes. Pourtant, le Pérou, arguant l'entrave à la liberté du commerce, a obtenu gain de cause auprès de l'OMC qui a demandé à l'Union européenne de modifier sa réglementation toute en se référant au codex alimentarus. Une manière de mettre fin à cette bataille qui dure depuis un an et que le Pérou n'est pas le seul à livrer. Le Chili prétend également à la même appellation pour ses espèces depuis 1999. A la seule différence au Pérou, le Chili ne bénéficie pas d'une reconnaissance de ses espèces par le codex alimentarus. Selon Majid Joundy, vice-président du CISAP, qui a tenu une réunion de travail sur ce sujet récemment à Agadir, l'introduction de nouvelles espèces pélagiques sous l'appellation SPW risque de créer une confusion auprès du consommateur. Pour le Maroc, cela pourrait modifier sa position sur le marché européen. Car la présence éventuelle des fournisseurs d'Amérique latine lui ferait perdre sa situation privilégiée de principal fournisseur de l'UE. Pour le moment, le Royaume occupe la place de premier producteur mondial de conserve de sardines. Sa part de marché international est près de 40%, précise Majid Joundy. Pour défendre les acquis des opérateurs marocains, le ministre des Pêches et d'autres départements intervenants au niveau du codex alimentarus national n'ont pas ménagé leurs efforts lors des réunions, notamment de la FAO, souligne le vice-président de la CISAP. Des démarches qu'il faut poursuivre aujourd'hui, en raison des changements programmés des directives européennes. A noter que ce n'est pas la première rencontre du CISAP à Agadir. La ville, qui génère 60% de la production nationale de conserve de sardines, a abrité la naissance en janvier 2001 de ce comité. Siégeant à Vigo en Espagne, il réunit tous les pays producteurs de sardines Pilchardus Walbaum, mais son noyau dur est constitué de la France, l'Espagne, le Portugal et le Maroc. Selon Joundy, sa prochaine session aura lieu au cours de ce mois d'avril à Paris. Une rencontre qui sera précédée par une réunion du comité technique de l'UE sur l'avancement de la modification du règlement communautaire.


Le secteur en chiffres

Premier producteur mondial de sardines, le Maroc abrite plus de 40 unités en activité qui disposent d'une capacité de traitement de 320.000 tonnes par an. Employant plus de 3.000 permanents, 20.000 saisonniers et 50.000 indirects, la filière a généré en 2002, près de 2,2 milliards de DH de chiffre d'affaires à l'exportation. Près de 45% des ventes sont réalisées en Europe. Le marché africain pour sa part absorbe 35% des exportations.Malika ALAMI

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