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Economie

Les 7 travaux de la CGEM

Par L'Economiste | Edition N°:1491 Le 04/04/2003 | Partager

. Un vaste audit a été mené afin de relever les dysfonctionnements et les atouts de la confédération. Cette démarche a permis également d'élaborer une nouvelle vision stratégiqueNombreux sont les organismes et entreprises qui ont succombé à la vague de la mise à niveau. Et parmi eux, la CGEM, fief du patronat, qui aujourd'hui désire aussi redresser la barre et se recentrer sur son activité de base. Et c'est en collaboration avec le BIT que la CGEM a lancé un audit stratégique confié au cabinet LMS Organisation et Ressources humaines et ce, dans le but d'anticiper ses évolutions et mieux cadrer ses orientations et actions à venir. Pour y arriver, la CGEM s'est interrogée sur plusieurs points cruciaux qui concernent les valeurs, les missions mais aussi et surtout les axes de développement qui lui permettront d'aboutir à une nouvelle vision stratégique. Plusieurs partenaires tant internes qu'externes ont participé à l'élaboration de ce document. L'objectif étant de s'assurer de la compréhension de la nouvelle vision et de recueillir des propositions pouvant être intégrées dans cette démarche.Dans cette étude, le cabinet LMS passe au crible les fondements et activités de la CGEM évaluant les écarts entre les objectifs affichés et les réalisations obtenues. Le rapport tente également de mettre en valeur les nouveaux credo de la Confédération et surtout les perceptions et attentes des membres. D'où la définition d'une nouvelle méthodologie et à terme, l'élaboration de la vision à l'horizon 2007. Pour schématiser, l'évolution de la CGEM se décline sur quatre phases de développement. La période datant d'avant 1994 est considérée dans le rapport comme étant “une longue phase de stagnation précédant le sursaut de 1994 et dans laquelle la confédération remplissait une mission passive de représentation. La perception et l'image externe de la confédération étaient dévalorisantes et le sentiment d'appartenance des membres plutôt faible”, est-il indiqué. Selon LMS, l'année 1994 est une date charnière qui va donner lieu à une nouvelle étape de redressement de la CGEM et qui va altérer rapidement son positionnement et son image. Cette étape, particulièrement difficile et laborieuse dans laquelle l'association devait assez rapidement montrer sa valeur ajoutée en interne et en externe, s'est étendue pratiquement jusqu'en 1999. L'année où son actuel président, Hassan Chami, a été élu. D'ailleurs, rappelons qu'aujourd'hui la course vers la présidence bat son plein, puisque le mandat de l'actuel patron des patrons tire à sa fin. Et les élections sont prévues pour le mois de juin prochain. Désormais, la CGEM est beaucoup plus reconnue en externe, en raison des effets palpables et rapides des actions menées au profit des membres en particulier et en direction de son environnement en général. Mais étant donné qu'en 1994, la confédération accusait un tel retard que tout effort accompli allait être immédiatement ressenti en interne et en externe comme en témoigne le “boom” des adhésions à cette période.Pour trancher avec cette période, la CGEM prévoit d'entamer une reconversion qui s'étendrait jusqu'en 2007. Et pour y parvenir, LMS a défini 7 objectifs principaux. Parmi eux, la mise en place d'un projet global de promotion de l'entreprise dans le cadre d'un dessein pour la réussite économique et sociale du pays. Mais aussi la mobilisation autour d'une question cruciale pour la CGEM: faut-il se recentrer sur son métier de base et rejeter toute sollicitation qui s'en éloigne? Les autres ambitions concernent l'élargissement de la représentativité qualitative et quantitative de la confédération. Ce qui amène le cabinet d'audit à se poser la question suivante: “Jusqu'à quelle limite la CGEM peut-elle offrir des prestations de services facturables?” Par ailleurs, il s'agit aussi de faire connaître les valeurs de l'entreprise et améliorer l'image de l'entrepreneur. Tout en se donnant les moyens financiers, matériels et humains d'y arriver. Autre point, rénover l'organisation pour plus d'efficacité, de professionnalisme et de proximité avec les adhérents.


A l'horizon 2007…

… la CGEM aspire à “être le catalyseur de l'émergence d'une entreprise créatrice de richesse, performante et humaine”. Et pour cela, la confédération se donne les moyens d'y arriver. Notamment en se concentrant sur son métier de base: la promotion de l'entreprise.A moyen terme, la CGEM veut accélérer et dynamiser le programme de mise à niveau des entreprises, créer un département CGEM international et en faire un levier de promotion et de recherche de partenariat à travers le monde. La nouvelle vision stratégique permettra également de développer de nouvelles prestations de mise en relation, d'études, de formation, de publicité, d'organisation d'événements... Au niveau des axes stratégiques de progrès, il s'agira de renforcer l'assise financière et d'intégrer de nouvelles compétences. Côté communication, la CGEM compte professionnaliser sa politique, tout en modernisant son système d'information. Et tout cela passe par une rénovation de l'organisation.


Ce qu'ils en pensent

. Hassan Chami, président de la CGEM“Le rapport d'audit effectué est un travail volontaire de la CGEM pour dégager les forces et faiblesses de la confédération. Le principe a consisté à recueillir la perception de l'organisation auprès de son univers extérieur et ses partenaires, à savoir l'administration, les organismes étatiques ou encore le gouvernement. Des critiques ont été formulées et les points forts salués. Je ne serais pas dithyrambique mais, globalement, l'objectif est de faire réagir les partenaires sur des aspects négatifs. D'ailleurs, les faiblesses seront traitées dans le cadre d'une organisation pour aller vers l'excellence et répondre au mieux aux attentes des adhérents. Le 25 avril, une réunion du bureau sera tenue pour examiner le document et traduire les actions à entreprendre”.. Mohamed Lahlou, vice-président de la CGEM “Le rapport d'audit publié récemment émane d'un comité de suivi de la CGEM. A travers cette décision volontaire, la CGEM a confié le travail à un organisme spécialisé pour jouer un rôle d'accompagnement et d'animation. Le Comité de suivi s'est réuni à plusieurs reprises avec les consultants de LMS pour arrêter les procédures. L'essentiel réside dans le fait que ce rapport a permis de mettre en exergue des recommandations et des conclusions qu'il faut aujourd'hui traduire et mettre en action. L'objectif de cette démarche de remise en cause est de répondre au mieux aux besoins des adhérents, d'améliorer l'image et les relations avec l'environnement de la CGEM, ses partenaires nationaux et étrangers. C'est même une preuve de maturité de la position économique et sociale de la CGEM. Elle dénote d'une prise de conscience que l'environnement bouge et qu'il faut s'adapter au changement en permanence”. . Hassan Alami: Vice-président de la CGEM et président de la Fédération commerce et services“C'est une excellente initiative qu'une association professionnelle fasse auditer ses comptes et que les résultats soient rendus publics. Parmi les grands axes qui émergent, sont que la mission et les actions de la CGEM dépassent largement ses moyens humains et matériels. Par ailleurs, l'étude révèle que l'engagement des membres et présidents des fédérations est très fort. De plus, la CGEM est devenue un partenaire crédible et écouté, en partie parce qu'elle a abandonné son côté revendicatif. Par ailleurs, les résultats nous ont permis de nous assurer que la CGEM ne défend pas uniquement les grandes structures, mais aussi et surtout les PME/PMI. Et cela, on ne le dit pas assez. Sur le plan de la communication, des efforts doivent être fournis en vue d'une institutionnalisation. Parmi les points faibles relevés, figure le besoin de renforcer les unions régionales. Certaines d'entre elles ne fonctionnent pas bien. Par ailleurs, les fédérations sont réparties en deux catégories. Les externes qui ont leur propre siège, leur statut et leurs moyens. Et les internes. L'objectif est d'externaliser toutes les structures. Dès lors, la CGEM deviendrait une confédération qui effectue un travail de coordination et traite des dossiers horizontaux”. Radia LAHLOU et Amin RBOUB

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