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Economie

Consommation

Par L'Economiste | Edition N°:1491 Le 04/04/2003 | Partager

Editorial
. Guerres du pétrole et de l'eauLe pétrole et l'eau sont au coeur des conflits d'aujourd'hui et de demain. Aux Etats-Unis, la convoitise envers les champs de pétrole irakiens s'inscrit dans une politique énergétique forcenée, qui fait fi des risques induits par le réchauffement climatique. Le pays, qui représente 6% de la population de la planète, consomme plus de 25% de sa production d'or noir -un milliard de tonnes par an, près de 40% des besoins énergétiques. Une demande qui devrait continuer à croître annuellement de 1% pendant la prochaine décennie. A cette accoutumance s'ajoute une forte dépendance, de plus en plus marquée, vis-à-vis de l'extérieur. Les Etats-Unis, le plus gros importateur de pétrole au monde, achètent 45% de leur consommation à l'étranger, le double d'il y a trente ans. Une proportion qui pourrait approcher 60% d'ici à 2030. Cette dépendance détestable des Etats-Unis par rapport aux énergies fossiles déforme la politique étrangère de ce pays et constitue de ce fait, une menace majeure pour la sécurité et la paix mondiales.Réduire la consommation énergétique aurait la double vertu de diminuer à la fois la dépendance énergétique et de combattre les change- ments climatiques. Pourtant, l'option est régulièrement rejetée par les politiques américains, et de manière radicale par le clan Bush: par Bush-père lors du Sommet de la Terre de Rio, en 1992, et par Bush-fils, en mai 2001, en excluant de ratifier le protocole de Kyoto adopté en 1997. Quant à l'eau, dont l'accès pour tous et la qualité sont menacés par un processus de privatisation, elle s'épuise à grande vitesse. Si rien n'est fait, les situations de pénurie dans le monde ne feront que s'aggraver. Et donc, les guerres pour son contrôle. Le contrôle de cette ressource est souvent présenté comme la principale cause des conflits armés entre les Etats dans un avenir proche. Le Maroc, dont la totalité des ressources hydrauliques lui est acquise à titre exclusif, est en principe à l'abri de cette éventualité extrême, mais les tensions internes liées à l'accès à l'eau sont latentes et risquent de s'aggraver dans l'avenir, compte tenu de l'augmentation continue de la demande et du coût élevé des investissements nécessaires pour mobiliser des ressources difficilement accessibles ou non conventionnelles.Samir EL JAAFARICoordinateur du CAC-Maroc

Droits des Consommateurs
. Le droit à l'eau et responsabilités du consommateurPeut-on vendre l'eau? Peut-on, au vu du droit, la «privatiser«? Le Maroc a considéré l'eau comme une substance à vocation publique, qui ne peut être retenue, ni être l'objet d'appropriation à l'ancienneté depuis 1914 et jusqu'à la promulgation de la loi 10-95. Il a ensuite décidé de mettre en place des exceptions qui sont relatives à certaines régions, à certaines sources et à certaines canalisations, dont les propriétaires ont été autorisés par la loi à en exploiter l'eau. Nombre de dispositions de la loi 10-95 ont pour finalité la gestion rationnelle et la protection de la qualité de l'eau. Elle recommande la lutte contre la pollution de l'eau, mais cette recommandation est assortie de pénalités (240 DH) qui sont en disproportion avec les effets de la pollution. Toutefois, le plus important est que cette loi a pu rassembler les textes réglementaires qui étaient autrefois épars et s'est orientée en direction du concept «l'eau, propriété publique«. Ce que paie le consommateur marocain ne représente pas le coût réel de l'eau, mais constitue une contribution au prix de revient. Ainsi, s'il y a un droit à exercer sur l'eau, ce droit concerne l'usage et non la propriété. S'il y a redevance, il ne s'agira pas de coût mais de services payés en vue du traitement de l'eau avant et après usage. Quant aux personnes qui sont dans le besoin -et c'est là le fond du problème- elles devront être aidées à avoir l'eau parce que c'est un droit fondamental. Les consommateurs et leurs organisations doivent dès lors être davantage vigilants et prennent des responsabilités:- d'être plus vigilants et de remettre en question la qualité et le prix de l'eau;- d'agir pour garantir que les droits des consommateurs soient protégés;- d'être conscients de l'impact de la consommation sur les autres citoyens particulièrement les plus défavorisés;- de défendre le droit des ruraux à l'eau et de choisir leurs représentants pour la gérer par leur intermédiaire;- d'être conscients des conséquences de notre consommation sur l'environnement; - de s'organiser ensemble en tant que consommateurs pour développer leur force et leur influence pour promouvoir et protéger leurs intérêts.Noureddine TOUJGANICPC - ATLAS-SAÏS

Gestion déléguée de l'eau: Responsabilités de l'Etat

L'autorité délégante ne saurait abandonner ses prérogatives. Bien au contraire, elle doit être présente à tous les stades de la délégation avec la fonction essentielle de régulation, car l'on doit chercher un équilibre entre les intérêts du privé mû par la recherche du profit (et cela est tout à fait légitime) et les intérêts de la collectivité. Et ce, surtout que le service s'opère dans un cadre de monopole de fait et que les forces du marché qu'elles ne sont pas absentes ne jouent que partiellement. Il faut qu'au-delà du respect des principes fondamentaux du service public (contrainte de service, égalité d'accès et de traitement et adaptation du service), l'autorité délégante fixe les objectifs, crée les conditions pour les attendre et s'assure que les résultats escomptés sont réalisés.La régulation commence donc au niveau de la prise de décision de faire appel au privé. A ce stade, l'engagement politique indispensable doit conduire à créer le cadre général propice pour l'intervention du privé (mise à niveau de l'économie et du paysage législatif et institutionnel, réglementation des prix…).La définition des tarifs de base et leur évolution constituent un élément fondamental du contrat, car elle permet l'équilibre financier du contrat et assure l'autonomie financière. Ils donnent lieu à des négociations très serrées et constituent un des critères fondamentaux du choix du délégataire. Il est donc recommandé, quel que soit le mode de gestion, de définir une politique tarifaire en adéquation avec les objectifs tant à court qu'à long terme et éviter des révisions brutales ressenties par les consommateurs.Au Maroc, on compte actuellement 3 concessions: Lydec (Casablanca), Redal (Rabat) et Amendis (Tanger-Tétouan). La protection des ressources en eau et l'amélioration des conditions sanitaires de la population imposent la réalisation d'investissements lourds. Et ce, notamment dans le domaine de l'assainissement liquide, pour lequel le schéma directeur national fait ressortir un investissement prioritaire de l'ordre de 2 milliards de DH (prix 1994) et montre que le taux d'équipement en station d'épuration ne concerne qu'environ 5% de la population urbaine, pendant qu'on réutilise les eaux usées brutes avec tous les risques sanitaires que cela comporte.Latifa QARIANIMaison de l'Environnement Fès-Meknès


Activités du CAC
. Projet de revalorisation des khettaras au TafilaletDans des zones qui vivent de plein fouet les effets de la désertification subsistent des systèmes traditionnels ingénieux d'approvisionnement en eau, en l'occurrence, les khettaras. Néanmoins, ces systèmes nécessitent un entretien rigoureux et conséquent et sont donc de ce fait de moins en moins entretenus. Ce patrimoine culturel est un outil de survie dans des zones rurales isolées et nécessite à ce titre d'envisager sa revalorisation. Un projet euro-méditerranéen soutenu par la Commission européenne sur une période de 3 années (2003-2005) vise l'inventaire, l'analyse et la valorisation de ce système au Maghreb et sud de l'Europe. Le projet coordonné par IPOGEA-Italie, implique l'Institut des régions arides-Tunisie, l'Université de Valencia-Espagne, l'Ecole polytechnique d'architecture et d'urbanisme d'Alger-Algérie. Au Maroc, le projet implique la Maison de l'Environnement – Association Atlas-Saïs, la Faculté des sciences et techniques-Fès et l'Université Moulay Ismaïl-Meknès.

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