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    Economie

    La grève des enseignants tourne à la paralysie

    Par L'Economiste | Edition N°:656 Le 09/12/1999 | Partager



    · Les trois centrales syndicales annoncent un succès total de la grève dans les établissements du pays
    · Le mouvement se poursuit aujourd'hui à travers un sit-in devant les locaux du Ministère de tutelle


    La grève des enseignants conduite par la CDT, l'UGTM et l'UMT a été générale, hier mardi. Le Syndicat National de l'Enseignement affilié à la CDT, la Fédération Nationale de l'UGTM et la Fédération Autonome de l'UMT annoncent "un succès total" du mouvement de protestation dans toutes les régions.
    Hier donc, les établissements scolaires et les administrations de l'enseignement supérieur du Royaume étaient à l'arrêt. Les élèves non avisés ont rebroussé chemin en voyant les portes de leurs écoles fermées. Leurs enseignants sont allés exprimer leur mécontentement devant les délégations. Ils poursuivront aujourd'hui leur mouvement de protestation à travers un sit-in devant les locaux du Ministère de tutelle.
    Les seuls chiffres disponibles ont été fournis par la FNE-UGTM. La centrale pro-istiqlalienne fait état d'une paralysie générale dans les établissements scolaires. Dans les services centraux et régionaux, les taux de participation étaient respectivement de 50 et 70%.
    Le SNE-CDT s'est contenté de préciser "la réussite évidente" de son mouvement sans fournir de chiffres. Normal, la grève de l'enseignement a toujours été considérée par les syndicalistes comme la plus réussie, car la plus mobilisatrice.
    En attaquant sur le front de l'Education Nationale, les centrales syndicales veulent faire une pression sur le gouvernement. "La situation des enseignants est la plus déplorable. Il faut réhabiliter ce corps pour mener à bien les réformes annoncées dans le secteur", souligne M. Mohamed Benhamou, membre du SNE-CDT.
    L'échec qu'a connu le sixième round du dialogue social, tenu le week-end dernier, a jeté de l'huile sur le feu. "La grève a été décidée avant la tenue du dialogue, mais les résultats négatifs de ce dernier ont montré que nous avions raison dans notre décision", précise M. Mohamed Benjelloun, secrétaire général de la FNE-UGTM.
    Le Ministère de l'Education Nationale campe sur sa position. Selon un responsable au sein de ce Département, le Ministère a fait tout ce qu'il pouvait pour améliorer la situation de son personnel. A l'heure où nous mettions sous presse, les services du Ministère n'avaient pas encore calculé le taux de participation à la grève pour cette première journée.
    Les enseignants ont un dossier revendicatif chargé. Les doléances les plus en vue concernent les augmentations de salaires, la révision du taux de l'IGR et l'abolition du système du quota dans la promotion interne.

    Nadia LAMLILI

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