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    Economie

    Poulet et oeufs: Le yo-yo des prix

    Par L'Economiste | Edition N°:656 Le 09/12/1999 | Partager



    · Les opérateurs pointent le doigt sur la surproduction et les importations massives de poussins
    · Le disponible de consommation pour le mois de Ramadan est suffisant


    Les aviculteurs améliorent leurs efforts de communication. A l'approche du mois de Ramadan, la Fédération Interprofessionnelle du Secteur Avicole a tenu, le 7 décembre à Casablanca, un point de presse pour dresser l'état de l'offre des produits avicoles.
    Ce n'est pas un hasard, puisque c'est durant le mois sacré que la consommation, tous produits alimentaires confondus d'ailleurs, connaît des envolées. Pendant cette période, les produits de l'aviculture enregistrent un pic vertigineux pour la vente et la consommation qui double sa mise. Cette année, le disponible pour les mois de décembre et janvier est estimé respectivement à 198 et 190 millions d'unités.
    Les cours sont, pour leur part, très moyens à bas, affirment les opérateurs. Le prix de l'oeuf sur le commerce avoisine les 0,90 DH l'unité, alors que son cours dépassait 1 DH au cours de la même période, les années précédentes.
    Le poulet n'est pas en meilleure situation. Sur le marché au détail, les cours ne dépassent pas 13 DH au kg vif. La tendance générale est une grande fluctuation d'une semaine à une autre. Les producteurs n'ont en effet aucune emprise sur les prix des produits avicoles qui restent déterminés uniquement selon la loi de l'offre et de la demande.
    Au cours de cette année, les prix ont été particulièrement fluctuants en raison de la "perméabilité des frontières", explique Dr Amraoui de la FISA. La baisse de la consommation en Europe suite à l'affaire de la Dioxine a engendré des excédents de production. "Aussi des quantités importantes de poussins d'un jour ont-elles été déversées sur le marché". Parallèlement, les producteurs de poussin local ont bradé leur production. Les niveaux de prix ont varié entre 1,50 et 2 DH, alors que le coût de revient est situé entre 3 et 3,60 DH.
    Pour contrecarrer cette situation, les aviculteurs réclament la mise en place de la Déclaration Préalable d'Importation (DPI) sur les produits avicoles.
    Au-delà de ces problèmes conjoncturels, les aviculteurs ont mis en relief la désorganisation du secteur. Un projet de loi a été élaboré par le Ministère de l'Agriculture en concertation avec les opérateurs du secteur. Il est pour l'heure au Secrétariat Général du Gouvernement.


    Le maïs, point de discorde entre aviculteurs et producteurs


    Principal handicap de la filière avicole, la cherté des intrants. Pour le seul secteur de la production d'oeufs de consommation, le Maroc arrive en troisième rang après le Japon et la Norvège, parmi les pays qui affichent les plus hauts coûts de revient.
    Dans la formation des coûts, l'aliment reste le plus important intrant dont le maïs représente 80%. Or, c'est la denrée qui est à l'origine de plusieurs discordes.
    Les opérateurs du secteur déplorent la cherté du maïs en raison de la protection excessive de cette production qui, selon eux, profite à une petite poignée d'agriculteurs. Reste que les aviculteurs, depuis quelques années, s'engagent à acheter la totalité de la production nationale en contrepartie de la promesse de l'Administration de baisser les droits de douane.
    L'été dernier, le dossier a été l'objet de discorde entre producteurs de maïs et aviculteurs. Ces derniers refusaient d'acheter la production locale au prix fort, estimant que ce n'est pas à eux de subventionner le maïs local.
    Mais en août, les deux parties étaient parvenues à un nouvel accord. La FISA et l'Association des Eleveurs de Poulets s'étaient engagés à acheter la production de maïs local dans une limite de 40.000 tonnes à 2,25 DH le kilo. En contrepartie, l'Administration a maintenu les droits de douane et les droits supplémentaires à leur niveau actuel, à savoir 2,5 et 57% respectivement.

    Malika EL JOUHARI

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