×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    La grève des enseignants s'est achevée dans le calme

    Par L'Economiste | Edition N°:657 Le 10/12/1999 | Partager

    · Les grévistes ont fini par un sit-in devant les locaux du Ministère de tutelle

    · Le taux de participation à la grève a été de 87% dans les établissements scolaires, selon le Ministère


    Le mouvement de protestation des enseignants s'est achevé hier mercredi par un sit-in devant les locaux des Ministères de l'Education Nationale et de l'Enseignement Supérieur.
    Les leaders des trois syndicats organisateurs, le Syndicat National de l'Enseignement-CDT, de la Fédération Nationale de l'Enseignement-UGTM et de la Fédération Autonome de l'Enseignement-UMT, ont affirmé leur détermination à obtenir des résultats concrets à leurs revendications. "Le Ministère a montré sa compréhension du problème, mais il ne nous a pas donné de solutions tangibles", affirme M. Abderrahmane Chennaf, secrétaire général du SNE-CDT.
    A l'heure où nous mettions sous presse, aucune rencontre entre les syndicalistes et M. Ismaïl Alaoui, ministre en charge de ce dossier, n'a été programmée, M. Alaoui étant malade. Selon les trois syndicats, "la participation totale à la grève a été maintenue pour la deuxième journée et les établissements scolaires n'ont pas fonctionné". Le Ministère de tutelle a fait parvenir sa position le mardi 7 décembre tard dans la soirée. Pour un responsable au sein de ce Département, les revendications des grévistes sont légitimes vu la précarité de la situation matérielle de plusieurs enseignants. Pour lui, le problème de l'amélioration de cette situation est d'ordre macroéconomique. "Il va falloir revoir la politique budgétaire pour réhabiliter le corps enseignant", affirme-t-il.
    Les services du Ministère ont assuré que la grève s'est passée dans de bonnes conditions et qu'aucun dérapage n'a été relevé.
    Au niveau des chiffres de participation, les services centraux ont effectué un recensement dans 58 délégations sur les 66 que compte le pays. Les résultats obtenus au terme de la première journée de grève font état d'un taux de participation de 87%. A l'heure où nous mettions sous presse, les statistiques de la deuxième journée n'étaient pas encore parvenues à l'Administration centrale.
    Dans un communiqué, le Ministère signale être prêt à poursuivre le dialogue avec les partenaires sociaux. Il a par ailleurs estimé "avoir répondu à toutes les revendications qui entrent dans ses compétences et qu'il va trouver des solutions aux doléances matérielles en suspens en concertation avec d'autres départements ministériels".


    Réintégration des suspendusRéintégration des suspendus


    Une des revendications-phares des grévistes porte sur le règlement de la situation des suspendus et des licenciés. Jusqu'au 1er décembre, le Ministère indique avoir envoyé 203 décisions de réintégration à l'Inspection Générale, dont 162 concernent les suspendus et 41 les licenciés.
    Pour les cas actuellement en suspens, l'Administration assure avoir saisi la Primature en octobre dernier pour décision. Ces cas portent sur deux types de demandes de réintégration. Le premier concerne trois fonctionnaires qui ont motivé leur arrêt de travail par leur poursuite par la police pour des causes politiques, mais qui n'ont pas présenté de pièces justifiant leur traduction en justice. Le second concerne quatre fonctionnaires femmes qui ont affirmé avoir rejoint leurs maris en fuite à l'étranger car poursuivis par la police judiciaire.

    Nadia LAMLILI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc