×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

×

Message d'erreur

  • Notice : Undefined variable: user dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Trying to get property of non-object dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1246 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1250 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
Enquête

La CNSS veut porter le plafond du salaire à 8.000 DH

Par L'Economiste | Edition N°:433 Le 01/02/1999 | Partager

La Caisse Nationale de Sécurité Sociale a annoncé jeudi 28 janvier un ensemble de mesures destinées à améliorer ses prestations et à équilibrer ses finances. Il est notamment prévu de relever le niveau de la pension minimale de 500 à 600 DH.

"Il s'agira pour nous de rendre les prestations de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale plus attractives et mieux équilibrées". A travers ces propos, qui résument les enjeux auxquels est confrontée la CNSS, M. Rafik Haddaoui, directeur général de l'établissement, a surtout tenu à réaffirmer les principes de la réforme en cours. Le processus est déjà enclenché et M. Haddaoui en a dévoilé les grandes lignes. C'était au cours de la réunion que tient chaque année le staff de la CNSS avec les membres de la CFCIM (Chambre Française de Commerce et d'Industrie du Maroc). Intervenant devant un parterre de chefs d'entreprise (la présence de responsables de compagnies d'assurances a été remarquée), M. Haddaoui, qui a argumenté ses déclarations par les résultats des études actuarielles menées au sein de la Caisse, a d'emblée planté le décor. La CNSS est tenue d'une part d'améliorer ses prestations et d'autre part de pérenniser son avenir face aux menaces démographiques qui pointent, a-t-il indiqué. Des objectifs qui ne pourraient être atteint sans l'adoption d'un ensemble de mesures en amont comme en aval.
Concernant le volet prestation et le volet retraite plus spécialement, une des dispositions annoncées portera sur le relèvement du niveau de pension minimale à 600 DH. La mesure risque de ne pas passer inaperçue. Surtout que le nombre de pensionnés concernés par le niveau "plancher" de retraite n'est pas négligeable. En 1996, près de 103.806 adhérents percevaient la pension minimale, soit 500 DH par mois. Cette disposition avait coûté à la CNSS près de 118,2 millions de DH "supplémentaires", précise-t-on auprès de la Caisse.
Le niveau pension maximale (actuellement de 3.500 DH, si l'on tient compte d'un plafond salaire de 5.000 DH) pourrait également connaître une amélioration. Il est prévu de proposer un nouveau plafond de salaire qui serait de 8.000 DH. A cet effet, un projet de décret sera bientôt soumis pour examen au gouvernement. Les salaires seront déplafonnés, certes, sans toutefois que le niveau de la pension puisse dépasser 15 fois la pension minimale.
En fait, cette mesure doit également permettre d'améliorer la santé financière de la Caisse. En tout cas, sur la base des études actuarielles qui ont été menées et pour compenser le niveau de cotisation de retraite jugé faible, la CNSS avait à choisir entre deux scénarios: augmenter les taux de cotisations ou déplafonner les salaires. C'est donc le deuxième scénario qui a été retenu.
Toujours au chapitre des dispositifs devant améliorer les prestations de la Caisse -celles-ci sont toutefois moins spectaculaires que le relèvement de la pension minimale- la CNSS envisage aussi de mettre en place un système de pension proportionnelle destiné aux salariés qui n'atteignent pas 3.240 jours de cotisations.
En pratique, les employés qui arrivent à l'âge de la retraite (60 ans), mais qui ne réunissent pas la condition des 3.240 jours de cotisations doivent continuer à travailler jusqu'à ce que cet objectif soit atteint (ou jusqu'à mort s'en suive). La nouvelle réforme prévoit de faire bénéficier d'une pension les salariés qui ont cotisés entre 1.080 et 3.240 jours.
Voilà un aperçu des concessions accordées par la CNSS au profit de ses adhérents. En fait, les assurés seront, eux aussi, tenus de faire des efforts. M. Haddaoui n'a pas manqué de rappeler que le fait d'accorder une pension qui atteint 50% du salaire mensuel plafonné après seulement 10,3 années de travail, faisait du régime un "des plus généreux à travers le monde".
Un nouveau mode de calcul de la pension pourrait être mis en place.

Aniss MAGHRI & Mohamed BENABID


Assurance-maladie: La CNSS réaffirme sa position


Les 200 invités qui ont pu assister à cette cinquième rencontre annuelle entre la CNSS et la CFCIM ont eu droit à des exposés sur les comptes de la Caisse, l'inspection, le système d'information et bien sûr le vieux projet de l'assurance maladie obligatoire. La question de la généralisation de la couverture maladie était une des plus attendues. Le Dr Abdeljalil Greft-Alami, qui inaugurait sa première sortie officielle en tant que secrétaire général de la CNSS, a réaffirmé la positon de la Caisse. L'on rappellera que la CNSS avait proposé de financer le nouveau régime moyennant un redép- loiement du financement des prestations garanties par la Caisse actuellement, à savoir celle de la branche familiale. Cette prestation connaît selon la CNSS un surfinancement. Le Dr Greft-Alami a de nouveau réaffirmé la position de la Caisse sur la question du montage institutionnel. "C'est un choix politique. La question est de savoir si l'assurance-maladie obligatoire doit faire partie ou pas de la sécurité sociale", a-t-il affirmé. L'expert est convaincu que la couverture de base, au profit de la population salariée, ne peut être géré que par la CNSS laquelle, selon lui, "maîtrise le mieux les caractéristiques de la population affiliée". Pour la population indigente ou ne bénéficiant pas de revenus, il suggère de faire jouer des mécanismes de solidarité nationale. Le Dr Greft-Alami a toutefois expliqué que le volet financement ne saurait à lui seul garantir un système d'assurance-maladie obligatoire fiable. En premier lieu, il faut travailler, selon lui, sur des bases qui permettent dès le début de prévenir les risques inflationnistes. Il s'agira notamment de multiplier les efforts de sensibilisation des producteurs de soins, les médecins notamment, sur le rôle économique et social qu'ils auront à jouer dans la perspective de l'assurance-maladie obligatoire. Autre risque contre lequel il a mis en garde, celui de voir le régime qui sera mis en place profiter aux producteurs de soins privés uniquement. "Il faut faire en sorte que le système puisse financer de manière équilibrée les producteurs privés et publics", a-t-il affirmé.

Aniss MAGHRI

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc