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Affaires

La CGEM et la SFI à la conquête de l’Afrique

Par L'Economiste | Edition N°:2653 Le 16/11/2007 | Partager

. Le doing business 2007 laisse entrevoir un bel avenir pour le continent. Mais un besoin d’amélioration du climat des affaires est réelLa sempiternelle question. Comment promouvoir les relations d’affaires entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne? La réponse est dans les résultats de l’enquête «doing business 2007» de la Banque Mondiale-SFI (Société financière internationale). Pour les experts de ces institutions financières, «l’Afrique peut devenir la région la plus rapide en ce qui concerne les réformes» à même de favoriser l’investissement privé. Néanmoins, la représentante de la SFI à Dakar, qui couvre 6 pays de la sous-région, relativise cet optimisme. Car pour Aïda de Hovanessian, «il ya besoin d’améliorer le climat des affaires surtout dans les pays francophones». Des pays encore à la traîne par rapport aux autres pays d’Afrique anglophone que Saâd Kettani, membre désigné au CA de la CGEM, explique par «la lourdeur bureaucratique héritée de la longue présence française dans ces contrées». A en croire les résultats de l’enquête, trois pays anglophones- le Ghana, le Nigeria et la Gambie- occupent le trio de tête en termes de «doing business». Les autres critères d’évaluation, dix au total, ne changent pas ce constat. Partant de là, la CGEM s’est rapprochée de l’un des acteurs financiers majeurs dans cette région du monde, la SFI pour passer en revue les opportunités d’investissement qu’elle offre. Le thème de leur séminaire, tenu jeudi à Casablanca «Afrique subsaharienne: enjeux et opportunités pour l’investissement privé», en dit long. Pour un thème d’actualité, les investisseurs marocains n’espéraient pas mieux. A peine le contexte général de l’investissement planté, le coup de gueule de Faouzi Chaâbi, vice-président du groupe éponyme, donnait le ton des échanges. «Des lobbies ridicules, religieux et politiques sont souvent à l’origine de nombreux échecs dans nos projets d’investissement».Le litige foncier suite à l’implantation avortée de Chaâbi Lilisksane, filiale immobilière du groupe, au Sénégal, lui est resté en travers de la gorge. «Comment le religieux peut interférer si profondément dans les affaires?» s’interroge-t-il, amer. Bien évidemment, la réponse ne viendra pas de la SFI, qui pourtant compte parmi ses membres les Etats où elle intervient. Sa présence sur le terrain peut en faire un partenaire de choix, mais pas un intermédiaire incontournable comme l’a laissé entendre Aïda de Hovanessian. Faut-il dès lors réactiver les accords commerciaux bilatéraux, régionaux, multilatéraux et systèmes préférentiels conclus par le Maroc et les pays de l’Afrique subsaharienne? La question reste posée. L’accord commercial préférentiel avec le Sénégal du 13 février 1963, cité en exemple, est suspendu depuis 2000 par le Sénégal, en raison de ses engagements dans le cadre de l’Union monétaire sous-régionale (UEMOA). Seul le Maroc continue encore à appliquer les dispositions de cet accord, qui «exonère des droits d’importation et taxes d’effet équivalent pour les produits originaires et en provenances des deux pays».A noter qu’il négocie actuellement un accord commercial et d’investissement avec l’UEMOA. Pour l’heure, à l’issue des 8 rounds de négociations, les deux parties ont signé un projet prévoyant un traitement asymétrique en faveur des pays de l’Union. Les dernières statistiques de la Banque Mondiale placent le Maroc au 2e rang des IDE afro-africains en Afrique derrière l’Afrique du Sud. Bachir THIAM

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