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    L’AMPL réagit

    Par L'Economiste | Edition N°:1780 Le 01/06/2004 | Partager

    SUITE à votre article paru dans L’Economiste n°1778 du vendredi 28 mai 2004, le bureau de l’AMPL tient à apporter les précisions suivantes concernant les allégations et rumeurs infondées qui visent à tenir l’image du personnel navigant technique et par la même occasion celle de la compagnie nationale.Au troisième jour du mouvement suivi par 95% des pilotes de ligne, soit 344 CDB et OPL sur les 362 employés par la RAM, le taux d’annulation des vols a atteint une moyenne de 80% sur l’ensemble des types d’appareils. Pour les 27 et 28 mai, l’ensemble des vols programmés est de 171 vols dont 43 ont été effectués et parmi lesquels onze (11) ont été affrétés.Le recours massif aux affrètements (B. 747 et airbus) engage exclusivement et unilatéralement la responsabilité de la direction RAM, au vu que cette dernière ne peut aucunement garantir les standards et les minima de sécurité pratiqués par lesdites compagnies. Nous déplorons cette escalade coûteuse tant en image de marque qu’en deniers publics et qui est imputable entièrement aux responsables de la RAM. En effet, le coût moyen d’un affrètement est de 100.000 DH/heure de Vol. Les pilotes de ligne condamnent unanimement toute attitude irresponsable portant atteinte à l’image de la profession et déplorent l’usage abusif d’un fait divers encore en instruction. Les six cas de licenciements ne concernent que des collègues sanctionnés abusivement pour avoir respecté les normes et les règlements en vigueur et consacrés par la norme internationale.La direction RAM a, de mauvaise foi, refusé le remplacement d’un commandant de bord ne pouvant assurer son vol suite à un cas de force majeure, alors même que trois de ses collègues se sont portés volontaires pour le remplacer. La décision d’annuler le vol AT 930 du 2 mai 2004 au détriment des intérêts commerciaux de la compagnie et ceux des passagers a été prise unilatéralement par les responsables de la RAM.Concernant les autres cas de licenciement abusif, il s’agissait d’une part, d’un refus des conditions de logement déplorables ne garantissant aucunement un repos minimal pour un équipage devant effectuer un vol dès 6h du matin; et d’autre part, d’un refus de changement de destination tardif, qui aurait entraîné inéluctablement une réduction du temps de repos de l’équipage.L’ensemble de ces licenciements est contraire aux principes généraux du droit et aux procédures et dispositions légales en vigueur dans notre pays. Il ne s’agit nullement d’une revendication à caractère salarial mais bien du respect de l’application des protocoles d’accord dûment signés par la RAM, et à même de garantir le niveau optimum de sécurité des vols, devoir fondamental du commandant de bord et qui prévaut sur toute autre considération. Il faut savoir que la norme internationale régissant la profession permet au CDB de modifier les instructions de l’exploitant et de déroger aux règlements toutes les fois où la sécurité des passagers ou de l’aéronef est susceptible d’être compromise, toujours sous réserve de rendre compte de ses actes et des motifs les ayant justifiés, ce qui a été le cas de l’ensemble des collègues injustement sanctionnés, témoignages à l’appui. L’ensemble des pilotes de ligne déplore la gestion hasardeuse qui met en péril les fondamentaux et les acquis de la compagnie nationale et appellent à l’intégration des pilotes stagiaires recrutés depuis plus de 12 ans et à la réduction des heures supplémentaires.En effet, deux exemples majeurs illustrent ces dysfonctionnements:- 8.000 régulations/mois, soit une régulation toutes les 6 minutes est subie par les pilotes de ligne;- 700 heures non attribuées concernant uniquement le secteur S (B737-400 et 500) sont traitées par la réserve et les changements, causant une instabilité extrême. Selon l’audit KPMG ayant précédé la certification «l’activité du dispatche relève du miracle quotidien».Rechausser l’image de la RAM est et sera toujours le souci des pilotes de ligne. Nous restons ouverts à tout dialogue constructif avec la direction RAM sans préjuger des mobiles profonds qui ont entraîné cette situation extrême.------------------------------------------------------------------NDLR: En réalité, il s’agit plus d’un complément d’information que d’un droit de réponse. L’Economiste ne voit pas ce qu’il a à se reprocher.

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