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Kénitra: La Communauté Urbaine sans conseil

Par L'Economiste | Edition N°:513 Le 24/05/1999 | Partager

· La durée légale du Conseil intérimaire prend fin le 8 juin

· Les déchirements internes avaient provoqué la dissolution de l'ancien Bureau

LES Kénitris sont sceptiques. La constitution d'un nouveau Bureau à la tête de la Communauté Urbaine de leur ville (CUK) se fait attendre. Le Bureau de la CUK a été suspendu sur un arrêté ministériel le 8 mars 1999. Une délégation spéciale présidée par l'autorité locale et composée de sept élus a été constituée pour gérer "les affaires urgentes" de la ville.
"La suspension était la solution inéluctable pour stopper le déchirement interne du Conseil Communautaire", confient des habitants et des élus de la ville. Ces derniers, de plusieurs formations politiques, évoquent "les dérapages" du président sortant, M. Mohammed Benkacem (MNP). Ils lui reprochent "sa mauvaise gestion des affaires de la ville et son abus de pouvoir". Le Conseil Communal de cette ville est composé de 17 élus en provenance de trois communes: 7 de Saknia, 7 de Mâamoura et 3 membres de Mehdia.
Selon plusieurs élus, le cadre juridique pose aussi problème. En vertu du dahir de septembre 1976, la durée de suspension ne peut excéder trois mois (article 10). Cette suspension prendra donc fin le 8 juin. L'article 13 dudit-dahir dispose que les fonctions de la délégation spéciale cessent de plein droit dès la constitution du nouveau conseil.

"La grande question est de savoir si la date de la levée de la suspension correspond à la fin du mandat de la délégation. Jusqu'à maintenant, aucune solution ne se profile", affirme un élu ayant requis l'anonymat. Le feuilleton de l'affaire remonte à juin 1997, date de l'élection du Bureau de la Communauté. Plusieurs élus ont révélé que, depuis cette date, aucune session ordinaire n'a été tenue. Pourtant, le dahir de 1976 en prévoit quatre par an (article 15). L'excédent budgétaire 1996-1997 n'a été voté qu'en février 1998 et en session extraordinaire. Cet excédent, évalué à plus de 3 millions de DH, devait être déployé dans des projets d'assainissement. Les élus avancent que l'ex-président a refusé de constituer les commissions chargées d'étudier ces projets. La mésentente était telle que ces derniers ont menacé de voter contre le budget 1998-99. En février 1999, ils ont observé un sit-in de 48 heures dans les locaux de la Communauté.
Le 22 février et malgré les tentatives d'arbitrage de la tutelle, les élus exécutent leur menace et votent contre le budget (plus de 42 millions de DH) à la majorité des voix (10 contre 7). L'Inspection Générale de la Direction Territoriale s'est saisie de l'affaire. Suite aux résultats de l'enquête, le Ministère de l'Intérieur décide de suspendre le Bureau. Cet arrêté a été promulgué le 8 mars 1999. L'affaire remonte jusqu'au Conseil des ministres du 19 avril dernier qui a décidé la dissolution du Bureau. Un décret du Premier ministre est paru dans l'édition du 17 mai du B.O.

Nadia LAMLILI

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