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Kadhafi menace d’abandonner l’Afrique

Par L'Economiste | Edition N°:2704 Le 31/01/2008 | Partager

. Pour une alternative arabo-méditerranéenne ou euro-méditerranéenne. Il brandit la carte des investissements LE dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a menacé mardi 29 janvier de «tourner le dos» à l’Afrique et de se tourner vers «d’autres alternatives», si le continent ne s’unit pas rapidement, lors d’une conférence de presse à Tripoli. «Si l’unité ne se réalise pas, la Libye va tourner le dos à l’Afrique et se tournera vers une autre alternative, arabo-méditerranéenne ou euro-méditerranéenne», a-t-il dit à la veille de son départ pour Addis Abeba où il devait participer au 10e sommet de l’Union africaine (UA).Le colonel Kadhafi a menacé également de réorienter les investissements libyens en Afrique, estimés selon lui à plus de 5 milliards de dollars par an, vers des pays arabes ou méditerranéens. Pour le numéro 1 libyen, «le sommet d’Addis Abeba doit être décisif pour la création de l’unité africaine».Principal artisan de l’idée d’«Etats-Unis d’Afrique», le colonel Kadhafi a reçu en moins d’une semaine une dizaine de chefs d’Etats africains sous sa tente à Tripoli pour tenter de rallier ses pairs à sa croisade unitaire, en perspective du sommet d’Addis Abeba.Mardi dernier, il a accusé explicitement la plupart des dirigeants des pays de l’Afrique anglophone de s’opposer à l’unité de l’Afrique pour des «intérêts coloniaux».Le leader libyen avait proposé la création d’un gouvernement fédéral africain lors du dernier sommet de l’UA, en juillet 2007 au Ghana, mais les 53 pays membres de l’UA avaient exprimé leurs divergences sur ce projet.Il a estimé que «la Commission de l’UA était un corps mort sans prérogatives qui devait être remplacé par un conseil ministériel exécutif». Khadafi a annoncé la candidature de son vice-ministre aux affaires africaines, Ali Triki, au poste de président de la Commission, qui devrait être désigné lors du sommet d’Addis Abeba en remplacement d’Alpha Oumar Konaré. «Les Arabes sont privés de ce poste depuis une quarantaine d’années malgré le fait qu’ils contribuent à hauteur de 60% au budget de l’UA», a-t-il déploré, estimant que «si cette situation perdurait, elle serait due à des positions racistes vis-à-vis des Arabes».Synthèse L’Economiste

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