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    Economie Internationale

    Japon: Inquiétudes confirmées sur le secteur bancaire

    Par L'Economiste | Edition N°:485 Le 14/04/1999 | Partager

    · La vague de faillites risque de faire tache d'huile pour les petites banques

    · En attendant la reprise, le reste du système financier est stable


    La santé du secteur bancaire japonais continue à inquiéter.
    Après l'annonce de banqueroutes successives d'établissements de renom, les autorités de tutelle japonaises craignent que le virus ne se propage au sein des banques régionales les plus faibles.
    "Lors de la faillite de la Kokumin Bank, j'ai eu le sentiment que certaines banques régionales pourraient réaliser que leurs activités ne sont pas rentables et décideraient de cesser toute activité, parce que le gouvernement a mis en place un filet de protection très efficace", souligne M. Hakuo Yanagisawa, chef de la Commission pour la reconstruction du système financier.
    Dimanche, les pouvoirs publics avaient placé sous tutelle la Kokumin Bank de Tokyo et averti le lendemain la Kofuku Bank d'Osaka de renforcer ses fonds propres sous peine de connaître un sort similaire.
    Les autorités avait poussé les responsables de la banque à chercher un preneur.
    «Si la banque compte sur la commission pour régler ses problèmes, cela sera très inquiétant, car cela indiquerait que ses responsables ne comprennent pas très bien où se situent leur responsabilité».
    Dans ce sens, les autorités monétaires n'ont pas manqué de rappeler aux établissements que "les dépôts bancaires seront intégralement garantis à partir de 2001 et que les banques les plus vulnérables ont intérêt à remettre de l'ordre dans leurs affaires d'ici là, sous peine d'être désertées par leur clientèle".

    Filet de protection


    En réaction à ces dernières évolutions, l'association des banques régionales a récemment demandé à la tutelle de repousser cette échéance. Chose qui n'a pas eu le moindre effet jusqu'ici.
    "Dans la mesure où nous avons mis en place un filet de protection qui est trop parfait, les banques n'ont plus peur de commettre un impair. Elles pourraient de leur propre chef décider de se saborder», selon M. Yanagisawa.
    Le responsable nippon a affirmé qu'il fallait empêcher la place financière de Tokyo de perdre sa substance.
    Pour l'ensemble des observateurs, la situation actuelle du secteur bancaire prête à réflexion.
    Selon eux, la fragilité du secteur intervient au moment où la stabilisation économique se confirme et la reprise se fait attendre.
    A en croire les rapports mensuels de l'Agence de Planification Economique (EPA) et de la Banque du Japon (BoJ), un redémarrage de l'investissement et de la consommation des ménages nécessite du temps. "Il faut au préalable mettre fin à la montée du chômage", concluent les deux rapports.
    Ces derniers sont unanimes: L'économie reste dans une situation extrêmement difficile du fait de la faiblesse de la demande privée, mais elle se stabilise graduellement à la faveur d'une série d'initiatives gouvernementales.
    De son côté, la banque centrale note une stabilisation sur tous les fronts: la production industrielle ne décroît plus, la détérioration du sentiment des ménages et des entreprises semble avoir cessé, les préoccupations des firmes sur leurs financements futurs s'atténuent progressivement, même si elles n'ont pas complètement disparu. En clair, les inquiétudes sur la stabilité du système financier se font moins intenses.

    Yousra MAHFOUD (AFP)

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