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    Irak: Fin de l’occupation sous mandat de l’ONU

    Par L'Economiste | Edition N°:2931 Le 30/12/2008 | Partager

    . Les autorités irakiennes auront un contrôle accru de leur sécurité. Les 146.000 soldats américains resteront CINQ ans après son invasion par les troupes de la Coalition menée par les Etats-Unis, l’Irak sera dès le 1er janvier un peu plus maître de sa souveraineté et de son destin avec la fin du mandat de l’ONU sur la présence étrangère dans le pays. Après la fin de ce mandat entré en vigueur dans la foulée de l’invasion de mars 2003, les autorités irakiennes auront un contrôle accru de leur sécurité, même si des troupes étrangères, notamment les 146.000 soldats américains, resteront en Irak conformément à des accords bilatéraux signés ou en passe d’être signés. Les Etats-Unis, qui fournissent 95% des troupes de la coalition en Irak, ont ainsi signé, dès novembre, un accord avec le gouvernement irakien qui prévoit leur retrait total d’ici la fin 2011. En revanche, la Grande-Bretagne et ses 4.100 hommes, ainsi que l’Estonie, l’Australie, la Roumanie et l’Otan, doivent avoir signé avant le 31 décembre des accords avec le gouvernement irakien pour prolonger leur présence de six mois, jusqu’à la fin juillet. «Nous échangerons d’abord des lettres, puis signerons les accords», a indiqué Mouaffak al-Roubaie, le conseilkze du Premier ministre à la sécurité nationale, sans autre précision. Les Irakiens «seront donc les décisionnaires ultimes quand il s’agira de parler de barrages de contrôle, de murs anti-attentats. Mais bien sûr, cela se fera en très étroite coordination avec les forces de la coalition», a indiqué récemment le général David Perkins, porte-parole de la Force multinationale en Irak. Dans les près de 400 bases ou postes que tiennent les Américains en Irak, les commandants se préparent également à la nouvelle donne régie par l’accord de sécurité signé entre Washington et Bagdad. Les troupes américaines devront désormais demander la permission aux Irakiens pour toute opération militaire. Ils devront également avoir un mandat d’un juge pour arrêter un suspect. De leur côté, les Irakiens pourront poursuivre en justice devant une cour irakienne les soldats américains ayant commis un crime hors de leurs bases militaires ou lorsqu’ils ne sont pas en mission. Le commandant en chef de la Force multinationale en Irak, le général Ray Odierno, ne cache pas que la mise en place de l’accord de sécurité ne se fera pas en un jour et que de nombreux détails restent à régler. La question des «unités de combat», qui doivent avoir quitté les villes, villages et localités d’Irak d’ici juin, a laissé planer un doute sur la volonté des Américains de respecter leurs engagements. Le général Odierno avait en effet évoqué l’idée de «conseillers» militaires qui pourraient travailler avec les Irakiens après juin, une proposition considérée avec méfiance par certains dirigeants irakiens. Ces derniers accusent l’armée américaine de vouloir cacher des soldats de combat derrière l’étiquette de «conseillers».Synthèse L’Economiste

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