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Investissement socialement responsable
Veolia: Si l’on ne s’occupe pas de développement durable, on est «foutu»

Par L'Economiste | Edition N°:2164 Le 05/12/2005 | Partager

L’investissement socialement responsable (ISR), c’est du concret pour Veolia. Sur le terrain, le délégataire des services publics de Tanger-Tétouan (Amendis), Rabat-Salé (Redal), explique comment sa société est contrainte de prendre en charge les aspects sociaux. Dans des quartiers difficiles, il faut prendre le temps de communiquer et dialoguer. Veolia développe avec les acteurs locaux une ingénierie sociale pour donner une éducation sanitaire et d’hygiène aux bénéficiaires défavorisés des réseaux d’eau, d’assainissement et d’électricité.. L’Economiste: Dans quelle mesure vous dites-vous engagé dans le socialement responsable?- Olivier Gilbert: Aujourd’hui, l’ISR, le développement durable, est inséré dans le management de l’entreprise. Si on ne s’occupe pas maintenant de protéger l’environnement, de prendre en compte toute la notion de développement social, on ira droit dans le mur. Veolia est partout dans le monde et constate que c’est une nécessité absolue. En Chine, l’endroit le moins ouvert à cela, commence à intégrer cette notion, du moins dans le marketing. Notre groupe travaille dans des domaines qui nous rendent encore plus responsables: gestion de services publics délégués et assainissement-branchement à l’eau et l’électricité. . Comment êtes-vous évalué sur le social?- Nous faisons partie de fonds socialement responsables comme le FTAC for good. Nous sommes recensé et nous venons d’être nommé la première entreprise socialement responsable par Global Reporter. Nos métiers nous montrent que si nous ne nous occupons pas de cela, nous sommes «foutu». La pollution est partout. Les pays les plus pauvres sont aussi parfois les plus pollués, sans avoir développé leur propre industrie. Notre responsabilité se traduit par l’application de contrats où il y a des objectifs sociétaux très clairs, comme le développement d’accès de l’électricité, l’assainissement pour les plus pauvres. Pour cela, nous développons des ingénieries spécifiques, financières et sociales. Cela fait partie des engagements appelés les branchements sociaux.. Nous sommes au-delà de la philanthropie… Que vous rapporte cela ?- La confiance nous permet de mieux travailler dans ces quartiers difficiles. J’ai connu des quartiers où au début on nous jetait des cailloux. Ce n’est plus le cas maintenant. Cela nous permet de construire des réseaux, des stations d’épuration… Quand il pleut, il faut veiller à ce que les gens ne dégradent pas les installations. Maintenant, les gens en sont conscients. Ils savent mieux faire appel à nous pour qu’on intervienne. Ce sont des coûts en moins et des économies. Nous cherchons à l’évaluer.. Quels éléments vous handicapent dans l’environnement économique du Maroc?- D’abord, il y a des points positifs: la volonté de développer la bonne gouvernance, l’attractivité basée sur un environnement de bonne qualité. Il y a une réelle volonté d’améliorer le social. Pour les entreprises, il s’agit du meilleur témoignage de volonté de changer, en s’appuyant sur les compétences. En face de nous, nous avons des acteurs de l’eau et de l’énergie extrêmement compétents et ouverts. Ici, il y a des gens ouverts qui réfléchissent à la gestion déléguée. Par contre, nous devons améliorer la solvabilité. Nous avons des problèmes à ce niveau-là. Nous nous apercevons que sur beaucoup de chantiers, surtout dans le Nord, beaucoup y répondent et rares sont les entreprises qui répondent au cahier des charges, sur la santé, la sécurité, les normes. Beaucoup doivent améliorer leurs technicités pour faire des chantiers de qualité. Il y a aussi contraintes financières où nous avons des dossiers délicats.


Un cinquième de branchements sociaux

UN ménage sur cinq dont s’occupe Veolia seront raccordés selon la formule du branchement social. C’est-à-dire subventionnés. Le contrat de Veolia impose que le taux de desserte soit amélioré. «Nous avons 10.000 branchements sociaux à faire en eau, en assainissement sur Tanger-Tétouan dans les cinq prochaines années, donc 10.000 nouveaux ménages branchés dans la région», explique Olivier Gilbert. Il y a aussi près de 60.000 branchements sociaux à faire sur Rabat. «Je pense que nous aurons atteint nos objectifs sociaux sur un total de 500.000 ménages aujourd’hui branchés à l’eau et l’assainissement». Cela représente 1/5 des clients raccordés par des branchements sociaux. Ils sont majoritairement dans des quartiers périurbains et des bidonvilles.Propos recueillis par Mohamed BENABID & Mouna KADIRI

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