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Les associations planchent sur le budget

Par L'Economiste | Edition N°:2164 Le 05/12/2005 | Partager

. Elles s’intéressent désormais au volet économique . Santé, investissements, femmes… le budget peut mieux faire Les associations se penchent désormais sur la loi de Finances. C’est la première fois que le débat sur un thème jusqu’ici réservé aux politiques et spécialistes tombe dans le monde associatif. Le résultat est plutôt satisfaisant dans la mesure où l’initiative a permis d’explorer des pistes dans le budget délaissées par le passé. Les responsables de l’Espace associatif, qui regroupe 75 ONG, précisent qu’il ne s’agit nullement d’un affront fait aux partis, mais plutôt d’une tentative de rapprochement des acteurs associatifs des rouages souvent inextricables de la loi de Finances. A cet effet, l’Association marocaine des droits humains (AMDH) et l’Espace associatif ont organisé une rencontre-débat, jeudi 1er décembre à Rabat, consacrée à la loi de Finances comme un indicateur des politiques publiques. Mehdi Lahlou, universitaire, a reproché au budget 2006 l’absence de planification économique et sociale. Il a également critiqué l’option «gestion des crises» adoptée par Fathallah Oualalou dans sa présentation du budget. Pour convaincre, il a cité l’exemple de la santé qui a reculé malgré la hausse des budgets alloués à ce secteur. En effet, précise-t-il, la part du budget de la santé dans le PIB a diminué passant de 1,5% en 1990 à 1,37% en 2005. Pour lui, l’opération des départs volontaires, budgétisée dans la loi de Finances, a creusé le déficit en prestations de santé. A titre d’exemple, 71 chirurgiens ont quitté le CHU Ibn Sina de Rabat dont 90% des clients sont indigents. Quant à la composante fiscale du budget, Lahlou a critiqué les augmentations des taux de la TVA sur des produits de grande consommation comme le beurre, le café ou la confiture. Même les roues et chambres à air des bicyclettes n’ont pas été épargnées, flanquées d’une hausse de 7% à 20% de la TVA. Pour une ville comme Marrakech où l’on se déplace beaucoup à vélo, cette hausse se fera sans doute sentir.Aujourd’hui, la troisième génération de militants associatifs d’après l’indépendance exprime son droit à la croissance. Leurs centres d’intérêt ne se limitent plus au social, mais s’étendent au volet économique. Voilà que les chiffres et les différents budgets de l’Etat et des ministères prennent toute leur importance. Pour Ahmed Harti, universitaire et cadre au ministère des Finances, il y a plusieurs zones d’ombre dans le budget. Il cite, pour exemple, l’absence de budgétisation claire et ciblée par secteurs et sous-secteurs. Harti a souligné que les budgets des dernières années n’ont pas permis l’émergence d’une race d’investisseurs et hommes d’affaires indépendants de l’Etat. Pour lui, Oualalou s’est intéressé aux grands équilibres macro-économiques au détriment de l’initiative privée et de la composante sociale. Naoufal Bennouna, coordinateur du groupe pour l’intégration de l’approche genre dans le budget, a souligné l’absence de programme cohérent dédié à la femme. Pour lui, le budget est resté évasif quant aux besoins spécifiques de la femme et conçoit le programme des routes avec un esprit d’ingénieur, les écoles avec celui d’un enseignant et les structures de santé avec celui d’un médecin. Avec ce schéma, l’approche genre qui doit être transversale mettant en relation différents éléments constitutifs du budget est absente.Mostafa BENTAK

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