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    Interdiction des trois journaux: Le SNPM se constitue partie civile

    Par L'Economiste | Edition N°:912 Le 08/12/2000 | Partager

    . Le syndicat a protesté contre l'interdiction de «Le Journal«, «Assahifa« et «Demain« devant le Ministère de la CommunicationLe Syndicat National de la Presse Marocaine (SNPM) hausse le ton. Après avoir condamné la semaine dernière l'interdiction des hebdomadaires «Le Journal«, «Assahifa« et «Demain«, il a décidé de se constituer partie civile dans la plainte déposée contre le gouvernement par les directeurs des trois publications interdites. L'annonce a été faite lors d'une manifestation que le syndicat a organisée mercredi 6 décembre devant le siège du Ministère de la Communication en protestation contre la décision du gouvernement.Une centaine de journalistes, d'avocats et figures de la société civile avaient répondu à l'appel du syndicat. Ils ont scandé des slogans dénonçant la décision du Premier ministre: «Youssoufi et El Achâari, sur le chemin de Basri«, ou encore «merci les collègues, vous nous avez honoré«. Le gouvernement de M. Youssoufi compte dans ses rangs sept ministres anciens journalistes, dont six gardent toujours leur titre de directeur de publication.Les manifestants ont particulièrement dénoncé le recours au fameux article 77 du code de la presse, qui donne le droit au ministre de l'Intérieur et au Premier ministre de saisir «tout numéro de journal ou écrit périodique dont la publication sera de nature à troubler l'ordre public« ou de le suspendre quand cette publication «aura porté atteinte aux fondements institutionnels, politiques ou religieux du Royaume«. Les partis de la Koutla, actuellement au gouvernement avaient été contre l'amendement de cet article quand ils étaient dans l'opposition. Depuis 1977, ils avaient régulièrement déposé au Parlement des propositions d'amendement de cet article et l'ont fait sans interruption au moins depuis 1993. A la veille de la présentation d'un nouveau projet de code de la presse, le SNPM a appelé à la mobilisation pour faire tomber à l'eau toute réforme maintenant l'article 77. Le syndicat a également dénoncé l'utilisation des médias publics pour défendre le seul point de vue du gouvernement en faisant allusion à une émission présentée par la TVM dans la soirée du mardi 5 décembre et à laquelle les représentants des publications interdites n'ont pas été conviés.A noter qu'au même moment de la manifestation, le ministre de la Communication, M. Mohamed El Achâari, répondait aux questions des groupes parlementaires qui avaient demandé des explications sur cette affaire. Les députés ont défendu la liberté d'expression, estimant que les raisons avancées pour l'interdiction des trois hebdomadaires ne sont pas convaincantes.O. M.

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