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    Lesieur: Le titre à surpondérer selon MIT

    Par L'Economiste | Edition N°:912 Le 08/12/2000 | Partager

    . Sur une année, la libéralisation du secteur devrait faire bénéficier Lesieur d'une économie annuelle moyenne de l'ordre de 93 millions de DHDans un contexte de baisse générale du marché, Lesieur a vu son cours s'inscrire dans une tendance baissière, perdant plus de 15% de sa valeur depuis le début de l'année. Cependant, avec le déblocage du processus de libéralisation du secteur, le titre devrait reprendre du poil de la bête, si l'on en croit les analystes de Maroc Inter Titres. Ces derniers recommandent de surpondérer la valeur dans les portefeuilles. A partir du mois de novembre, la conjoncture sectorielle s'est, en effet, sensiblement améliorée, à la suite de l'accord signé récemment entre les autorités de tutelle et les principaux producteurs d'huile. La nouvelle donne se traduit par le remplacement du système de «prix cible à l'importation« par un droit de douane symbolique fixe de 2,5% sur l'huile brute et les graines, compensée par l'abrogation de la subvention forfaitaire. Désormais, les opérateurs sur le marché huilier ont la possibilité d'augmenter leurs marges d'exploitation en orientant leurs efforts sur l'optimisation de l'approvisionnement en matières premières importées. Les prix de vente demeurent plafonnés à leur prix réglementaire actuel, et ce, pour un délai de transition s'étalant sur deux ans. «Au-delà, l'évolution des prix de l'huile de table serait tributaire du libre jeu de l'offre et de la demande«, soulignent les analystes de MIT.Cette libéralisation devrait avoir des retombées très positives sur les comptes du leader national de l'huile. En effet, dès l'exercice en cours, la marge opérationnelle (résultat d'exploitation/production) de Lesieur devrait s'améliorer, passant de 11,3% en 1999 à 11,7% en 2000 sachant que l'impact n'est mesuré que sur une période de deux mois. Dès lors, durant les deux mois à venir, l'impact sur la société devrait se chiffrer, selon les prévisions de MIT, à près de 10 millions de DH, à imputer aux achats consommés de matières, l'activité tourteau ayant été perturbée au cours de cette année.Sur la base d'un CA 2000, estimé à près de 2,98 milliards de DH (en hausse de 1,6%), soutenu par une croissance stable de l'huile de table et d'une politique d'amortissement maintenue, le résultat d'exploitation de Lesieur devrait marquer une progression de 5% à 350 millions de DH. Par ailleurs, anticipant une bonne gestion des produits financiers de la société (via la centralisation de la gestion de trésorerie au niveau du groupe ONA), la capacité bénéficiaire devrait également s'apprécier de 5,2%, aboutissant à un résultat net 2000 de 362 millions de DH. Bien que l'activité soit fortement corrélée à la croissance de la consommation nationale, Lesieur devrait afficher, dès 2001, une relance du chiffre d'affaires. En effet, pour les deux années à venir, ce dernier devrait progresser en moyenne annuelle de 4,5% pour s'établir à 3,4 milliards de DH en 2003. Dans le sillage de cette reprise, le résultat net de la société devrait progresser de 10% en moyenne par an entre 2000 et 2003 portant la marge nette 2003 à 13,6% comparé à 11,7% en 1999.Au 27 novembre 2000, le titre traite à un PER 2000 estimé de 9 comparé à un PER sectoriel de 14 et un PER marché de 13, soit des décotes de 55 et 47% respectivement. F. T.

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