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Incendies: Les forêts du nord, une zone à risque

Par L'Economiste | Edition N°:2084 Le 11/08/2005 | Partager

. La couverture forestière fortement exposée aux feux en été . Les canicules et la violence du chergui en favorisent la propagation AVEC l’incendie de Taghramt, dans la préfecture de Fahs Anjra lundi dernier, ce sont plus de 550 hectares de forêt qui sont partis littéralement en fumée depuis le début de l’été. Ce fléau, qui est en train de se transformer en tragédie, témoigne des grands risques qui entourent la forêt marocaine et surtout celle du nord. C’est une véritable situation d’alerte que vit le nord et qui rappelle l’été 1995 au cours duquel une bonne partie de la surface boisée avait été incendiée. Car le nord est une zone à risques, aggravés par la spécificité sociale et géographique de la région de Tanger-Tétouan. Avec près de 4.000 km carrés de surface boisée, la région se place parmi les premières en matière de forêt. La région est aussi caractérisée par une géographie et un climat particuliers qui n’aident pas dans la lutte contre les incendies. L’essentiel du capital forestier se trouve dans des zones à fort escarpement, dures d’accès, ce qui rend difficiles l’entretien et, en cas d’incendie, son extinction. Le cas s’est présenté à Daliah, la semaine dernière. Plus de 15 hectares ont été ravagés par le feu dans une forêt caractérisée par sa difficulté d’accès.D’autre part, le feu se trouve attisé dans son avancée par les fortes températures qui ont sévi ces derniers jours, mais surtout par les fortes rafales de vent d’est caractéristiques de la zone du détroit. Ce vent est aussi responsable de la vitesse d’avancement des sources d’incendie et de leur ravivage une fois éteintes. Le nord, selon le Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts, se caractérise aussi par la rareté des terrains agricoles, d’où le recours des paysans au défrichement des terres par le feu. Une opération qui n’est pas sans risques, surtout si elle est effectuée de manière anarchique. En 2004, 2000 hectares de forêt ont été défrichés dans la région de Tanger-Tétouan, plus du tiers par le feu. La tendance actuelle étant de supplanter la forêt par la culture du cannabis. Les 400.000 hectares de forêt exploités au nord rapportent annuellement plus de 35 millions de DH, soit autant que 350 hectares cultivés en cannabis, un rapport de un pour mille. Le choix est vite fait pour des populations vivant dans le manque, note un responsable communal à Chaouen. Face à cette situation, l’impuissance des autorités est montrée du doigt. Seuls 8% de la surface forestière sont protégés, selon la direction régionale du Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts. Le reste est perdu dans les dédales des tribunaux entre actions judiciaires entamées ou en jugement. Actuellement, 377 affaires sont encore entre les mains de la justice, 40 seulement ont été jugées en faveur de l’administration. Ceci est dû principalement au flou qui entoure le cadre foncier dans le nord et aussi la rareté des terrains agricoles, d’où l’attention portée pour la forêt. Les agents des Eaux et Forêts ont établi plus de 5.000 procès-verbaux durant la seule année 2003. A rappeler que la plupart de ces procès-verbaux reste sans suite.


Sauvegarde

LE Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts a lancé en 2004 un ambitieux plan décennal de sauvegarde du tissu forestier du nord. Ce plan est financé à hauteur d’un milliard de DH. Il ambitionne, entre autres, l’augmentation de la production forestière, la sauvegarde de la fragile biodiversité de la forêt rifaine, l’amélioration des conditions de vie des populations limitrophes et la protection des sols contre l’érosion. Le plan concerne 17 zones d’intervention, réparties entre Tétouan, Tanger, Chefchaouen et LaracheAli ABJIOU

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