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Près de 200 agences de voyages à Casablanca

Par L'Economiste | Edition N°:2084 Le 11/08/2005 | Partager

. L'activité est diverse, les problèmes aussi . Le tourisme interne marque des pointsElles sont près de 200 à Casablanca. Les agences de voyages sont plus nombreuses dans la capitale économique que dans les autres villes. Le métier est représenté au niveau de Casablanca par l’association des Agences de voyages (AVC). En outre, le métier obéit à une «réglementation stricte», comme l’affirme Saïd Benazouz, vice-président de l’AVC, qui ajoute que «c’est l’un des rares métiers régis par un dahir royal».Dans le contexte actuel, où le développement du tourisme compte parmi les priorités nationales, les agences de voyages casablancaises peuvent s’imposer comme un acteur essentiel. Particulièrement grâce à leur rôle de coordinateur entre plusieurs activités touristiques: transport, hôtellerie, restauration, loisirs… Sans oublier leur participation à la promotion de la destination Casablanca à l’étranger comme au niveau national. Pourtant, il semblerait qu’une grande partie de l’activité touristique dans le pays leur échappe. D’ailleurs, la hausse qui a été enregistrée dernièrement dans l’activité touristique à Casablanca n’a pas été ressentie au niveau des agences de voyages. Le problème décrit par les agences consultées se situe, selon Saïd Benazouz, au niveau des catégories de touristes qui visitent le pays. C’est, explique-t-il, une grande partie des Marocains résidents à l’étranger. Selon les critères mondiaux, les MRE entrent dans la catégorie «touristes», alors que leur comportement est différent de celui des étrangers. Ils sont, pour la plupart, reçus chez leurs familles, disposent de leurs propres moyens de transport et donc se passent des services des agences de voyages. Pour Hicham Tahri de l’agence Activ’travel, le manque de confiance réduit également l’activité des agences de voyages. «Il faut que l’image de l’agent de voyage soit mieux perçue par le consommateur. Que ce métier soit expliqué et compris des citoyens». Une image très facile à compromettre du reste: un délai non respecté, une annulation de voyage, des services qui ne correspondent pas à ce que promettent les brochures publicitaires… Et c’est une confiance du client qui est perdue et qui reste difficile à reconquérir. Les agences de voyages déplorent également que leur effort reste à l’ombre. D’importantes actions promotionnelles sont entreprises par les agences à l’étranger «sans aucune reconnaissance».Par ailleurs, la coopération avec plusieurs autres professions donne du souci. Brigitte Raguigue, responsable de communication à l’agence Atlas Voyage à Casablanca, parle avant tout de problèmes de délais et d’organisation. Avec les compagnies aériennes par exemple, ces problèmes se posent pour les voyages de groupe surtout pendant les pics saisonniers du trafic. L’indisponibilité des billets entraîne chez les agences des retards dans les délais. «Des problèmes qui peuvent facilement être contournés si le consommateur marocain arrive à intégrer une bonne planification à l’avance», regrette Raguigue. Le comportement des consommateurs reste ainsi imprévisible pour l’agence qui ne peut, par conséquent, avoir une vision à long terme ni vis-à-vis de ses partenaires ni en termes de politique propre. Au niveau du secteur, c’est plus le manque d’organisation que le grand nombre d’agences qui dérange. Il existe, selon Atlas Voyage, des structures non titulaires de licences et qui offrent pourtant les mêmes services. Malgré la dénonciation auprès des responsables de ce genre d’activités, les réactions ne viennent pas. «La loi est là, mais son respect laisse à désirer», explique-t-on chez Atlas Voyage. «Chaque fois qu’on constate l’ouverture d’une de ces agences illégales, on écrit à la wilaya et des fermetures s’en suivent sauf que parfois celles-ci rouvrent peu après», regrette, pour sa part, Benazouz.


Et le tourisme interne?

«C'est une activité en plein développement», selon l’AVC. Les initiatives prises par le ministère de tutelle dans ce sens ont, selon l’association, largement encouragé le tourisme interne. En lançant un premier produit: Kounouz Biladi, les Marocains ont pour la première fois eu recours aux services des agences de voyages pour se déplacer dans leur pays. Pour leur part, les agences ne faisaient appel aux nationaux que pendant les périodes de crises au niveau du tourisme international, confie Benazouz. Actuellement, ce sont des visions à long terme qui commencent à se développer, mais le panel de produits proposés reste très réduit. C’est parfois les mêmes formules proposées à un touriste étranger qui sont proposées aux nationaux et qui restent donc inadaptées.Ichrak MOUBSIT

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