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    Affaires

    Il ne sert à rien de se plaindre de l’informel!
    Mohamed Bouda, président-directeur général de la CTM

    Par L'Economiste | Edition N°:2132 Le 18/10/2005 | Partager

    . “Je fais comme si la réforme du transport voyageurs n’aura jamais lieu”. La pression sur les coûts du carburant contraint la société à la recherche de poches d’économie«J’AI beaucoup à apprendre sur le monde des transports mais pas sur la manière de gérer une entreprise, concède le nouveau PDG de la CTM, Mohamed Bouda. Ingénieur de formation, l’homme se définit lui-même comme un “manager pragmatique et humble”. Son expérience fait de lui un “Monsieur Restructuration ou Réorganisation” tant il a participé à la relance de plusieurs sociétés dont celles du groupe Benjelloun, ou encore Cema Bois de l’Atlas. Manager une entreprise, c’est d’abord gérer des hommes avec pragmatisme, fait-il observer. “Le souci constant d’un manager est de savoir comment impliquer ses collaborateurs dans la stratégie de l’entreprise”. Pour cela, pas besoin de grandes théories ou de schémas ni de procédures complexes. Un brin d’écoute et beaucoup de rigueur, voilà comment , Mohamed Bouda opère au quotidien. En reprenant la présidence de la CTM, il n’était pas question pour cet «homme du terrain» d’assombrir ou de remettre en cause le passé, tentation à laquelle nombre de patrons nouvellement investis succombent souvent. Face aux mouvements perpétuels que connaît la CTM, «il faut penser avenir et déployer les moyens d’y faire face tout en préservant les atouts de l’entreprise». La compagnie pense à nouveau au développement de ses activités après avoir digéré un plan de restructuration drastique il y a quatre ans, plan qui l’avait pousséE à élaguer un tiers des lignes non rentables de son réseau et un programme de départs volontaires. Les niches existent, assure le PDG, et nous saisirons toutes les bonnes opportunités, assure-t-il. Ce développement n’est pas seulement synonyme de belles projections ni d’une série de schémas technocratiques et prometteurs. Le patron de la CTM soutient “qu’il faut avant tout s’intéresser au court terme tout en ayant déjà un pied dans le moyen et long termes”, confie-t-il. . Chasse aux économiesA l’instar de toutes les entreprises dont le pétrole est une matière première vitale, la CTM a souffert de la hausse des prix du gasoil. Le surcoût a petit à petit affecté les résultats de l’entreprise et brûlé une partie de l’équivalent de la moitié de son revenu alors que les chances d’une vraie détente sur le marché pétrolier sont minimes. Qu’à cela ne tienne, le patron du transporteur historique des voyageurs se montre optimiste: “La contrainte vaut pour tout le secteur, il faut chercher les moyens d’amortir le choc au lieu de se plaindre”, explique Mohamed Bouda. Il va falloir se battre pour obtenir l’institution du gasoil professionnel et en interne, “chercher des économies partout où cela est possible”. Le poste carburant, 20% des charges d’exploitation de l’opérateur, est dans la ligne de mire. Tout ce qui permettra de grignoter sur la consommation est examiné: la renégociation des contrats avec les fournisseurs serait une des pistes, mais très limitée, en raison du rapport de force favorable aux distributeurs des produits pétroliers. Le transporteur a par exemple accéléré la formation de ses chauffeurs à la conduite économique. Des gestes parfois simples permettent de réduire la consommation de carburant: modérer les accélérations, observer plus strictement la limitation des vitesses sur l’autoroute ou un contrôle plus strict des tachygraphes.Le PDG de la CTM se garde d’imputer les “malheurs” des opérateurs organisés au secteur informel, si prospère et puissant dans le transport public des voyageurs. Même si ce dernier échappe à toute obligation sociale, fiscale et aux normes de sécurité, il est aussi atteint de plein fouet par la flambée du gasoil. “Il s’agit d’un paramètre structurel à prendre en tant que tel et en face duquel il faut être proactif et trouver des solutions de diversification de revenu”, explique Mohamed Bouda. Pour l’instant, poursuit-il, “je me place dans une hypothèse pessimiste en faisant comme si la réforme du transport public des voyageurs ne devrait pas avoir lieu pas lieu”. Si elle arrive un jour, ça ne sera que du bonus. Quel réalisme!


    Ce que doit être le rôle d’un manager

    Le patron de la CTM considère le fait de ne pas être un spécialiste du transport comme un atout pour ses nouvelles responsabilités. Cela lui impose beaucoup d’humilité et d’écoute, “des qualités que doit avoir tout manager”. Mohamed Bouda peut ainsi s’appuyer sur ses collaborateurs, “apprendre et découvrir tous les jours les mécanismes du transport des voyageurs”. Son rôle consiste, lui, à les analyser et les optimiser, voire parfois à les modifier. En tant que pilote de la compagnie, il intervient pour aider à l’analyse et à la résolution des problèmes de manière optimale. Pour le reste, le numéro un de la CTM doit “s’occuper de l’interface, notamment de la gestion des conflits d’intérêt entre départements, de manière à faire converger leur action vers le même objectif et favoriser toutes les synergies”.La faculté de prendre avis auprès des spécialistes est aux yeux du patron de la CTM “ce que doit être le réflexe d’un dirigeant, qui est avant tout quelqu’un qui doit faire faire et transmettre un savoir-faire autour de lui”. Un manager ne peut être à la fois mécanicien, électricien, chauffeur et dirigeant etc., martèle-t-il.Abashi SHAMAMBA

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