×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Tanger: Pharmaciens entre le code et l’AMO

Par L'Economiste | Edition N°:2132 Le 18/10/2005 | Partager

. Ils craignent une chute de leur CA à cause de l’AMO. Possibilité pour eux de passer au statut de SARL à associé unique LES pharmaciens sont mécontents. Les nouvelles dispositions de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) sont loin de les réjouir. Alors que la pilule du nouveau code de la profession vient à peine d’être digérée, les pharmaciens ont de nouveaux motifs d’inquiétude avec l’entrée en vigueur de l’AMO. «Le taux prévu pour le remboursement des médicaments risque de faire chuter près de 40% notre chiffre d’affaires», note Kamal Belhaj, président de la Fédération nationale des syndicats de pharmaciens du Maroc. A noter que celui-ci a été défini à hauteur de 70%, mais sur la base du prix du générique. La différence entre le prix du générique et les marques peut aller du double à six fois plus. Ce qui correspondra certainement à une nette réduction des recettes. Selon Belhaj, il faudra penser plus à la situation du pharmacien. «Il y a plus de 2.600 pharmaciens interdits de chéquier. La durée moyenne de remboursement des fournisseurs est aussi passée à plus de 102 jours. La solvabilité réelle des pharmaciens est précaire», indique Belhaj lors d’une rencontre organisée par le syndicat des pharmaciens de Tanger le week-end dernier sur le thème de l’AMO. «Les pharmaciens ne sont pas contre l’AMO, mais cette dernière ne doit pas se mettre en place au détriment du professionnel», note le président de la fédération. Une bonne nouvelle tout de même pour la profession. Les pharmaciens pourront se mettre sous le régime de la SARL à associé unique. Promesse leur en a été faite via un courrier parvenu de la Primature. Cela permettra de réduire la pression des taxes en passant d’un IGR à 44% vers un IS à 35%, ce qui est déjà un gain. Le pharmacien pourra bénéficier du régime de l’AMO et profiter d’une protection sanitaire. Ce qui fait cruellement défaut actuellement à la plupart des pharmaciens. D’autre part, ils pourront se placer sous une autre loi encore en gestation qui prévoit la tenue d’une comptabilité simplifiée pour les entreprises réalisant moins de 2 millions de DH de chiffre d’affaires. La comptabilité pourra se tenir avec un livre de caisse quotidien, mais en y incluant les dépenses du jour aussi. De la sorte, les officines pourront alléger leur gestion. Si ces mesures sont accueillies avec satisfaction, les pharmaciens entendent bien faire entendre leur voix. Pour eux, il s’agit d’imposer leur corporation au sein du système de santé actuel. «Les 7.800 pharmacies actuellement en service sont le plus grand réseau de prestation de soins du pays», note Mohamed Saïd Aananou, président du Syndicat des pharmaciens de Tanger.


Malaise

SELON une récente étude sur le métier de pharmacien, le secteur serait en train de vivre une situation difficile. Le chiffre d’affaires serait en baisse de près de 7% par an, et ce depuis plusieurs années. L’étude réalisée par Mohamed Chattou -pharmacien- en 2002 a permis aussi de relever le faible taux de rentabilité d’un projet de pharmacie. L’étude a aussi permis, de l’avis des pharmaciens, de calculer la marge réelle d’une officine. Cette marge est de 8%, alors que la marge brute sur le médicament est de 30% dans certains cas. Un chiffre ignoré par nombre de pharmaciens et qui n’hésitent pas à faire des réductions de 10 à 15% pour fidéliser les clients.De notre correspondant, Ali ABJIOU

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc