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ICV/IPG: Un léger vent déflationniste

Par L'Economiste | Edition N°:290 Le 24/07/1997 | Partager

Le premier semestre 1997 a été plutôt serein en matière de prix. L'Indice du Coût de la Vie stagne et l'Indice du Prix de Gros régresse.


"Si la tendance se poursuit, l'année 1997 devrait se terminer par une inflation identique à celle 1996 ou même inférieure de 3%", notent les experts de la Direction de la Statistique.
La tendance signifie, ici une quasi-stagnation connue par l'Indice du Coût de la Vie en milieu Urbain (ICV), et une "déflation" de l'Indice du Prix de Gros (IPG) depuis le début de l'année. En juin, l'ICV a enregistré une régression de 0,2% par rapport au mois précédent et ce, après avoir accusé un premier recul de 0,7% le mois d'avant. La tendance à la stagnation n'est pas inquiétante, car elle ne diffère guère des années précédentes, est-il indiqué. La régression de l'indice au mois de juin résulte de la baisse de "l'alimentaire» de 1,3%.
Les indices des autres groupes de produits ont connu des variations positives ne dépassant pas 0,6%, à l'exception du "transports et communication", dont le taux de progression a atteint 3,7%. Néanmoins, comparé à juin 1996, l'ICV a cru très légèrement de 0,1%. Sur les 6 premiers mois de 1997, l'évolution ne dépasse pas 0,2% par rap-port à la même période de l'a-nnée précé-dente. A l'ex-clusion de l'ali-mentaire dont l'indice moyen a régressé de 2,8% au cours du premier se-mestre, les au-tres indices ont évolué posi-tivement, allant de 1,6% pour "l'habitation" à 5,6% pour les "loisirs et culture".

La baisse de l'indice "ali-mentaire", qui pèse lourd sur l'indice général, résulte du déphasage entre une offre abondante et une demande qui ne suit pas et ce, en dépit des records historiquement bas enregistrés sur quelques produits comme la tomate ou l'oignon. En fait, l'impact de la bonne année 1996 est important sur l'offre. Autre fait marquant de cette période, les loyers. Après avoir affiché des tendances im-portantes à la hausse, ils évo-luent très lente-ment.
La majorité des villes con-naissent une baisse, voire une stagnation, de l'indice, à l'ex-ception de Casa-blanca (0,9%), Oujda et Tanger (0,7%).

L'analyse de l'ICV ne peut être dissociée de l'IPG. Pour ce dernier, la déflation est beaucoup plus nette. Sur les 6 premiers mois de 1997, il baisse de 2,8% par rapport à la même période de 1996. Comparé au même mois de 1996, l'indice du prix de gros a baissé de 2%. Il accusé une régression de 0,1% au cours du mois de juin par rapport au mois précédent, suite à la baisse de l'indice des prix des produits industriels (0,2%). En revanche, l'indice des produits agricoles a connu une petite hausse de 0,1%. Cette évolution trouve principalement son origine au niveau des produits agricoles dont l'indice a régressé de 8,3%. La forte tendance à la baisse reste historique. En fait, soulignent les experts de la Direction, elle est même plutôt anormale en cette période de l'année marquée traditionnellement par des hausses. Les experts l'expliquent par l'impact de l'année précédente. De plus, l'année 1997 est mauvaise en matière céréalière, mais plutôt bonne pour les autres produits. Le marché reste marqué par l'abondance.

Fatima MOSSADEQ

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