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    Economie

    ICV et prix de gros: Une tendance contrastée

    Par L'Economiste | Edition N°:284 Le 12/06/1997 | Partager

    L'indice des prix de gros continuent de baisser, contrairement à l'ICV qui, lui, amorce une légère reprise. L'indice général au niveau du secteur industriel, quant à lui, stagne en avril et l'indice des prix de «l'énergie» est en baisse.


    En forte décélération depuis le début de l'année, l'indice du coût de la vie en milieu urbain marque une progression de 1,4% en avril 1997 par rapport au mois précédent. Ouf, il n'y a pas de déflation. A fin mars, la valeur moyenne de cet indice s'est établie à 148,1 points, faisant apparaître un accroissement des prix à la consommation ne dépassant guère 0,4%.
    Le sursaut d'avril est dû à une hausse de l'indice du groupe alimentaire. Celui-ci a marqué la plus forte augmentation (+2,7%), alors que pour le premier trimestre il accusait une baisse dans la même proportion. Cette hausse s'explique principalement par les légumes frais (+18,5%) et les fruits frais (+ 9%).
    Les prix des autres rubriques de dépenses ont connu en revanche des variations moins importantes. Le groupe «soins médicaux» stagne et le groupe «habillement» progresse très légèrement (0,5%). Ces autres rubriques s'étaient accrues au cours du premier trimestre au rythme moyen de 3,2%.
    Sur les quatre premiers mois de 1997, l'indice moyen a augmenté de 0,5% par rapport à celui de 1996. L'indice du mois d'avril a quant à lui progressé de 0,6% par comparaison à celui du même mois de l'année précédente.
    Au niveau des villes, l'indice a connu des variations positives allant de 0,6 à 1,8%. Les niveaux les plus élevés ont été enregistrés à Casablanca (1,8%), Marrakech (1,5%) et Meknès avec également 1,5%.

    Les prix relevés au stade de la distribution de gros observent depuis le début de l'année la même tendance que celle des prix à la consommation. Mais contrairement à l'ICV, la baisse se poursuit. En effet, après avoir reculé en moyenne de 2,8% au cours du premier trimestre, l'indice des prix de gros a atteint en avril 353,8 points contre 354,5 le mois précédent, en diminution de 0,2%. L'indice moyen des prix de gros des quatre premiers mois de l'année 1997 a varié de -2,9% par rapport à celui de la même période de l'année 1996, tandis que l'indice du mois d'avril 1997 a baissé de 3,2% par comparaison à l'année précédente.
    Cette tendance s'explique en grande partie par la forte baisse enregistrée au niveau du secteur agricole. L'indice des prix dans ce secteur s'est en effet réduit de 8,3% en moyenne sur les trois premiers mois. En avril, la baisse relevée est de 0,6%. Elle résulte principalement des variations sur les indices des «produits de l'élevage» (-6,8%), surtout au niveau de la volaille (-7,6%) et des «produits maraîchers» (-1,4%).

    La chute des prix de la volaille résulte de plusieurs facteurs selon le secrétaire général de l'Association Nationale des Producteurs de Poulets de Chair. «Après la période de Ramadan, la consommation est généralement basse. A cela s'est ajoutée une importation de poussins à la fin de l'année 1996 entraînant une arrivée massive de poulets sur le marché en mars-avril, alors que la demande n'était pas au rendez-vous», explique M. Abderrahim Ryadi, secrétaire général de l'Association. «La reprise de la consommation devrait s'amorcer comme à l'accoutumée en juin-juillet», estime-t-il.
    En revanche, l'indice des «produits de la pêche» a connu une augmentation de 3,2%. Les aléas climatiques rendent la pêche difficile en début d'année. La pénurie de poisson s'est de plus accentuée en raison des deux mois de repos biologique.
    Le secteur industriel, quant à lui, a connu la stagnation de son indice. Raison: les variations opposées caractérisant particulièrement l'indice de «l'énergie» (-1,2%) et plus précisément le «pétrole raffiné et dérivés du pétrole» (-2,7% et l'indice des «Autres industries légères» (+0,6%).

    Fatima MOSSADEQ

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