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    Economie Internationale

    Haro sur les polluants persistants

    Par L'Economiste | Edition N°:592 Le 10/09/1999 | Partager

    · 400 experts réunis à Genève pour définir les obligations de base d'une future convention

    Dernière ligne droite avant l'adoption d'un traité interdisant l'utilisation de polluants organiques persistants (POP). Les représentants de 110 pays sont réunis à Genève depuis lundi pour tenter de définir les obligations de base qui seront inscrites dans la future convention. Ce sont ainsi plus de 400 experts qui ont été invités à cette troisième réunion intergouvernementale qui se fixe comme objectif l'élimination de ces produits avant la fin de l'an 2000.
    Cette réunion qui s'achève samedi, précise les organisateurs, servira à faire le point à mi-parcours, dans un processus engagé à Montréal en juin 1998 et poursuivi à Nairobi en janvier 1999. Deux autres réunions sont prévues en l'an 2000.
    Le but de ces cinq conférences est d'élaborer un traité juridiquement contraignant pour réduire et/ou éliminer les émissions et écoulements dans la nature de 12 produits retenus comme dangereusement polluants, dont huit pesticides. Il s'agit aussi d'établir des critères scientifiques pour inclure dans la sphère du traité d'autres produits chimiques dangereux.
    Cependant, les débats risquent d'être houleux et souvent avec des intérêts contradictoires. Un produit très résistant et toxique comme le DDT par exemple est largement utilisé dans les pays pauvres, du fait de son moindre coût, pour combattre la malaria. Cette maladie est responsable de la mort de 4 enfants par minute. Les représentants des pays industrialisés, pour leur part, estiment qu'il y a des solutions de substitution mais... souvent coûteuses. Reste à savoir qui va payer la différence.
    Les POPs se propagent sur de longues distances. Ils arrivent jusqu'aux zones du Nord de la planète, où leur toxicité est multipliée. Il s'agit aussi de sous-produits toxiques de l'activité industrielle, comme la dioxine ou un de ses dérivés le PCB. Leur implication dans des scandales comme celui du poulet belge contaminé prouve aussi qu'il est possible de les retrouver dans nos assiettes. Les POPs peuvent représenter de graves risques pour la santé humaine et la faune. Ils provoquent des malformations, des désordres nerveux et des formes de cancers.

    Abdelaziz MEFTAH (AFP)


    Produits ingérables


    Les ONG sont aussi représentées dans cette réunion. Pour elles, les négociations de cette semaine "doivent maintenir le but qui est d'éliminer ces substances qui sont par essence ingérables". Il est possible, poursuivent-elles, de les retrouver dans les endroits les plus inattendus, depuis les poulets belges jusque dans les endroits retirés. Aussi, une quinzaine de militants de Greenpeace ont accueilli lundi à Genève les délégués avec des photos d'enfants victimes de dioxine et d'autres produits chimiques.

    A. Me.

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