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Hannoukah relayera Aïd Al-Adha

Par L'Economiste | Edition N°:2916 Le 05/12/2008 | Partager

. Appelée également fête des lumières, cette fête israélite dure 8 jours. Deux célébrations sous le symbole commun du «miracle» «Sfenj au miel, rosquitas, churros, Sekssou Bedjej, ou encore de la Seffa accompagnée de lait», shalom et bon appétit mesdames et messieurs! Voilà à quoi ressemble un repas festif de Hannoukah. Qui d’entre vous connaît cette fête juive et du miracle qui lui est associé? Hannoukah qui cette année sera célébrée dans la semaine suivant Aïd Al-Adha, est également appelée fête des lumières. Quelle est la signification de ce jour dans le calendrier hébreu? D’où vient le mot «Hannoukah» et quel est son sens étymologique? Hannoukah commémore en fait «le miracle dit de l’huile». En l’An 165 avant J.-C. la Palestine est alors sous domination grecque, et lorsque les Israélites de Judée réussissent à reconquérir Jérusalem et à en restaurer le Temple, de l’huile vient à manquer pour allumer la Menorah (chandelier à sept branches devenu aujourd’hui un symbole fort du judaïsme). Et là par miracle, la Menorah brûla huit jours d’affilée sans s’éteindre! Depuis, les juifs du monde entier célèbrent ce miracle par une fête qui dure huit jours et pendant laquelle un chandelier à huit branches appelé «Hannoukiah» est allumé chaque soir (une bougie le premier soir, deux le soir suivant, et ainsi de suite...). Voilà donc pour l’explication historique et religieuse. Qu’en est-il en revanche de l’aspect festif proprement dit? Que mange-t-on lors de cette fête? Quels sont les mets traditionnels chez les juifs du Maroc?D’une manière générale, comme Hannoukah rappelle le miracle de l’huile, ce thème de la célébration est représenté symboliquement dans la cuisine par la présence plus importante qu’à l’accoutumée d’huile pour frire plats et pâtisseries.Les juifs Ashkénazes (juifs d’Europe centrale et de Russie) mangent des «latkès» (beignets de pomme de terre râpée) ainsi que du gâteau au fromage blanc. Les Séfarades (juifs orientaux et maghrébins) eux, mangent des beignets au miel dont les appellations varient d’un pays à l’autre: zalabias, loukoumates, sfenj, churros...Les juifs du Maroc quant à eux ont pour tradition de manger du «Sekssou bedjej» (couscous au coq dont la chair a été frite à l’huile au lieu d’être bouillie). Beaucoup optent aussi pour la traditionnelle «Seffa», couscous au beurre et au sucre accompagné de lait. Enfin, l’incontournable sfenj au miel ornera les tables durant les huits jours de fête.Arielle Derhy, installée à Paris depuis 1960, raconte l’ambiance très spéciale de Hannoukah lorsqu’elle était enfant à Casablanca: «Nous avions coutume, nous les enfants, d’allumer la hannoukia avec de l’huile, tandis que maman préparait avec tendresse ces bons vieux sfenj au miel». De même qu’il y a divergence de tradition entre Ashkénazes et Sépharades, chaque région du Maroc a ses traditions qui lui sont propres. Ainsi, comme nous l’explique Soly Lévy, Casablancaise installée aujourd’hui à Montréal: «Les juifs originaires de Larache et Ksar-el-Kébir ont l’habitude de préparer des beignets en forme de losange et mangent du couscous le premier soir. Les juifs de Tétouan et de Tanger préparent des beignets plus petits que les sfenj comme des petites couronnes qu’ils appellent en espagnol «rosquitas». Cette tradition plutôt d’origine ibérique a perduré dans les communautés juives du Nord du Maroc depuis leur expulsion d’Espagne au quinzième siècle. En revanche les juifs r’batis ont pour habitude de manger de la seffa le premier soir. Et enfin les juifs casablancais mangent pour leur part sekssou bedjej maqli le premier soir». Enfin, un témoignage émouvant de Alain Assouline, Parisien originaire de Sefrou, qui raconte non sans mélancolie: «Lorsque j’étais enfant nous allumions la hannoukiah lors de la fête, les petits bacs étaient remplis d’huile et je revois encore ma mère, que Dieu ait son âme, rouler le coton pour en faire une mèche, ça crépitait comme pas possible! Nous adorions ce bruit».Des bruits donc, mais aussi des odeurs et des saveurs qui nous plongent dans le terroir marocain et sa diversité culturelle et religieuse. Au-delà des différences, un mot prend ici tout son sens symbolique et réunit plus qu’il ne divise: le mot «Miracle», à condition d’y croire!Firas ADAWI ADLER

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