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    Agadir: Tensions à l’université Ibn Zohr

    Par L'Economiste | Edition N°:2916 Le 05/12/2008 | Partager

    . Les étudiants sahraouis manifestent devant les facultés . La tragédie de la gare routière à l’origine des mouvements de protestationLes facultés de l’université Ibn Zohr sont le théâtre, depuis plusieurs jours, de mouvements estudiantins. Des étudiants originaires des provinces du sud manifestent, devant les Facultés des lettres et de droit, leur colère suite au décès de deux d’entre eux, lundi soir, dans la gare routière d’Agadir (cf. www.leconomiste.com). Rappelons que cet accident de la circulation a également fait un blessé grave. Ce dernier est toujours hospitalisé, selon les représentants régionaux du département de la Santé.Aujourd’hui, dans les milieux séparatistes, le fait a pris des ampleurs politiques. Au niveau des facultés, les manifestants ont perturbé les cours. Beaucoup d’étudiants, par peur ou par solidarité, se sont joints au mouvement. Pour certains, qui parlent sous le couvert de l’anonymat, les protestataires devraient aller devant la gare routière exprimer leur colère et douleur au lieu de prendre en otages les facultés. Une attitude que ne veulent pas du tout expliquer ni commenter les manifestants. Leur ton est virulent, voire agressif. De fait, les étudiants sahraouis refusent toute discussion avec les journalistes qu’ils veulent tenir à l’écart de leur rassemblement. «Il y a des communiqués officiels. Nous n’avons rien à dire de plus», disent-ils sur un ton tranchant. «Pas de photos», lancent-ils à L’Economiste. Par ailleurs, les gestionnaires de l’université estiment qu’ils ne sont pas responsables de ce qui est arrivé. Du côté des représentants de l’université, c’est la mobilisation pour tenter de calmer les colères et faire revenir le calme. A la Faculté des lettres, un responsable administratif souligne que le mouvement actuel n’a pas beaucoup d’impact sur l’établissement. La faculté étant vidée de ses étudiants à l’approche de l’Aïd. A la Faculté de droit, un étudiant souligne que l’établissement n’avait pas besoin d’une nouvelle tension car les cours venaient de reprendre leur cours normal après près d’un mois et demi de tensions pour des problèmes entre l’administration de l’établissement et les étudiants.


    Détonateur

    Le drame de la gare routière d’Agadir est le détonateur du mouvement de colère des étudiants sahraouis. Un fait grave qui laisse incrédule la population. Les versions se multiplient. D’un côté, on dit que le chauffeur du car a écrasé intentionnellement les trois jeunes. De l’autre, on affirme qu’il s’agit d’un accident. A Supratour, dont un des chauffeurs est mis en cause dans l’accident, Aziz Nifakiane, chef de produit Supracolis Agadir et zone Sud, partage cet avis. «Ces jours-ci, comme à chaque période de pointe, les étudiants sahraouis réclament plus de moyens de transport pour rejoindre leur famille. Ainsi, ces derniers ont bloqué, lundi 1er décembre, l’entrée principale des autocars. Une bousculade a eu lieu, le chauffeur a perdu le contrôle de son véhicule et le drame est arrivé», raconte-t-il. L’enquête est en cours pour déterminer les responsabilités. Le chauffeur de l’autocar est aujourd’hui poursuivi pour homicide involontaire. De notre correspondante, Malika ALAMI

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