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    Marchés Financiers

    S.M. le Roi dans les provinces du Nord

    La visite de tous les espoirs

    De notre envoyé spécial, Hassan BOUCHACHIA

    Par L'Economiste | Edition N°:619 Le 19/10/1999 | Partager


    · Oui au développement intégré mais il faut des fonds

    Dans les villes du Nord, le changement de "climat" est saisissant. La Visite Royale a indéniablement sorti cette région de sa quiétude habituelle.
    A l'entrée de Tanger, des centaines de milliers de personnes se sont déplacées dès les premières lueurs matinales pour accueillir le Cortège Royal. Sur le visage des habitants des villages environnants, amassés sur les deux bords de la route, une expression: celle de l'espoir. Un habitant de Bni Aross, une tribu sur la route de Tanger, est sûr que cette visite changera radicalement la région. L'enthousiasme est partout; à Fnideq, cette ville qui n'est ni plus ni moins qu'un grand souk de produits de contrebande venus d'Espagne. A Chefchaouen aussi. Jonchée sur les montagnes du Rif, Chefchaouen la douce mérite bien son surnom. Douce, mais aussi délicate et fraîche. Ses habitants, eux, vivent dans une tranquillité détachée de tout. Ici, les principales activités se rapportent à l'arboriculture et l'exploitation forestière.
    Sur la route d'Al-Hoceima, la voie prend une autre forme tout au long des 1.600 virages. La délicatesse cède la place à l'austérité. Reliefs tranchants, paysage ferme et dur. Le calme religieux qui règne sur ses montagnes supplante la lourde odeur du cannabis, principale culture locale.
    Sur ce registre, l'orientation de l'Etat est claire. "Il faut éradiquer le kif à terme", lance M. Hassan Amrani, patron de l'Agence de Développement du Nord (ADN). En attendant, cette Agence table sur un développement intégré de la région où la pauvreté est alarmante. "D'ailleurs, notre Souverain vient de donner un nouveau souffle au développement intégré dans la région", souligne M. Amrani.
    Reste que l'éradication du kif n'est pas chose aisée. M. Amrani s'en défend arguant la dégringolade des prix . A côté des cultures de substitution, il y a le tourisme de montagne et d'autres gisements d'activité économique qu'il faut explorer", dit-il
    Seulement, le principal problème dans le développement du Nord est le financement. Aujourd'hui, l'Union Européenne a donné son accord de principe pour débloquer les 80 millions d'Ecus (environ 800 millions de DH) au profit de la Rocade méditerranéenne. Une route qui reliera Tanger à Essaïdia pour un coût global estimé à 3,3 milliards de DH.
    A côté des routes, l'infrastructure de base qui irriguera les douars et villages en produits de première nécessité, l'électrification rurale à travers le PERG se veut le second moyen de les rattacher au monde. Les paraboles, elles, feront le reste.

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