×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Gestion Communale

    Nador: La conférence de presse de Tarik Yahia frôle la manifestation

    De notre correspondante, Ilham BERRADA

    Par L'Economiste | Edition N°:588 Le 06/09/1999 | Partager

    · Prévue pour 10h, la rencontre a été reportée à 16h au domicile du député
    · Des journalistes seront triés, ce qui a provoqué le mécontentement de ceux «rejetés»


    UNE cinquantaine de journalistes nationaux et internationaux, des badauds et des élus étaient devant la porte de la Municipalité jeudi 2 septembre pour assister à la conférence de presse de Tarik Yahia, président du Conseil Municipal de Nador (voir notre édition de jeudi).
    Les journalistes ont dû remplir des formulaires et attendre leur laisser-passer. Une disposition pour éviter que la salle ne se transforme en un lieu pour tout le monde.
    Vers 10h, des journalistes ont été appelés pour récupérer leur laisser-passer signé par M. Yahia. Une demi-heure plus tard, une seconde liste tomba, et à la surprise des journalistes des organes de presse n'ont pas été autorisés à assister à la conférence de presse prévue normalement pour 10h. A chaque fois, un responsable revenait pour leur dire de patienter.
    Commença alors le mécontentement. La presse locale, ne figurant pas parmi les organes retenus, a élevé la voix. «C'est une humiliation et une insulte pour les journalistes. Dans la mesure où la convocation pour la conférence de presse était lancée pour la presse nationale et internationale, il n'y a aucune raison pour qu'il y ait un tri» «Le mécontentement s'intensifia quand la presse espagnole présente a obtenu son laisser-passer.
    Après plus d'une heure de brouhaha, Tarik Yahia sortit de son bureau vers 12h30 pour annoncer que la conférence ne pouvait pas avoir lieu parce que les autorités ne pourraient pas garantir la sécurité des journalistes présents.
    A cet instant, il annonça qu'il se dirigeait vers le tribunal pour demander des explications et peut-être une garantie de la part du procureur du Roi. Ainsi, à pied Tarik Yahia entouré des journalistes et une centaine d'habitants de Nador qui le soutenaient s'est dirigé vers le tribunal, à quelque 100 mètres de la Municipalité, pour être reçu par le procureur. Ce dernier demande que les journalistes se retirent de son bureau pour discuter avec M. Yahia. Plus tard, celui-ci sortira de chez le procureur pour annoncer que sa conférence allait avoir lieu chez lui et «qu'il était libre d'inviter qui bon lui semblait».
    Les détracteurs et opposants du président ont dénoncé cette décision. Mais le président à répondu que chez lui il était libre d'inviter la presse qu'il voulait et que «celle qui était partisane du gouverneur n'était pas la bienvenue».
    La sortie de Yahia dans la rue était beaucoup plus celle d'un «héro» que celle d'un président de conseil municipal.
    Acclamé tel qu'il le fut, il ouvre une nouvelle page dans l'histoire de cette ville: «Si c'est de cette manière que les choses doivent changer dans notre ville, et bien tant mieux», a déclaré à L'Economiste un épicier qui suivait tout aussi inquiet que surpris l'action.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc