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    Economie Internationale

    Grève des routiers français: 25 milliards de pertes

    Par L'Economiste | Edition N°:38 Le 16/07/1992 | Partager

    Le mouvement contre le permis à point, qui a duré une dizaine de jours, aura coûté plusieurs milliards de Francs à l'économie française et risque de compromettre les objectifs de croissance, selon le patronat.
    Michel Sapin, Ministre de l'Economie et des Finances, adopte un ton beaucoup plus mesuré et parle d'un montant "très inférieur" à 5 milliards de Francs. L'industrie, de son côté, fait ses comptes, sachant bien qu'il est impossible d'évaluer précisément le coût du conflit. D'après des estimations, les dix jours de blocage auraient représenté l'équivalent d'une journée de production perdue, soit environ 25 milliards de Francs sont exclus de ce chiffre les pertes des pays voisins qui sont évaluées à 1 milliard pour la Grande-Bretagne, à titre d'exemple.
    Les constructeurs automobiles estiment le coût du blocage à deux jours de production, ce qui représente 30.000 voitures environ. Pour compenser, Renault et Citroën vont travailler plusieurs Samedi de suite ce mois-ci.
    Quelque 150 millions de Francs de pertes pour les autoroutes et plusieurs centaines de millions pour les industries mécaniques ont été avancés.
    Même si on cherche à aligner des chiffres partout, le tourisme et l'agriculture restent les deux secteurs les plus touchés.
    Selon les professionnels de l'hôtellerie, les pertes atteindraient 700 millions de Francs; le manque à gagner pour l'ensemble du secteur serait de 2 milliards environ, note M. Sapin. La filière des fruits et légumes aurait perdu entre 250 et 350 millions de Francs. Elle demande une indemnisation des produits perdus pendant le blocage.
    Le gouvernement se déclare prêt à d'éventuels dédommagements. Il précise en outre que les dossiers des entreprises seront traités au cas par cas.
    En effet, "la tâche des pouvoirs publics est désormais de dédommager les entreprises sinistrées. Le gouvernement s'emploiera pour sa part à aider les entreprises touchées par l'intermédiaire du Comité Interministériel de Restructu-ration Industrielle (CIRI)", a indiqué le Ministre des Finances.

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