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Economie Internationale

Italie: un décret-loi sur la privatisation

Par L'Economiste | Edition N°:38 Le 16/07/1992 | Partager

Le nouveau gouvernement italien dirigé par Giuliano Amato vient d'annoncer un plan d'austérité, le plus drastique jamais infligé aux Italiens, dit-on.
Ce plan qui doit encore être approuvé par le parlement, prévoit de réduire de 25 milliards de Dollars le déficit budgétaire pour 1992 grâce à de nouveaux impôt, des privatisations de beins publics et des coupes dans les dépenses publiques. La pièce maîtresse du programme est sans doute le décret-loi sur la privatisation des grands holdings publics italiens. Ce décret-loi impose la transformation rapide en société par actions de ces holdings. Parmi ces derniers, sont cités l'IRI (Institut pour la Reconversion Industrielle) qui est avec 77.000 milliards de Lires de chiffre d'affaires et 420.000 salariés, le plus grand groupe industriel transalpin, l'ENI (Société Nationale des Hydrocarbures), 49.000 milliards de Lires de chiffre d'affaires et 131.000 salariés, qui est après l'IRI et Fiat, le troisième groupe industriel. L'ENEL (Société Nationale d'Energie, 27.000 milliards de Lires de chiffre d'affaires) et l'INA (Institut National des Assurances, 5.000 milliards de primes) sont également visés.
La réorganisation de ces entreprises publiques devait commencer Lundi. Leurs dirigeants ont dix jours, à compter de Lundi, pour réunir leurs assemblées générales et approuver le changement de statut de sociétés publiques en sociétés par actions. Le Ministère du Trésor, qui émettra des obligations convertibles en actions, placées sur le marché par un consortium des plus grandes banques de la place, contrôlera ces nouvelles formes de sociétés. Le Ministre de l'Industrie estime que 20% du capital de ces entités pourraient être vendus cette année, avant que le Trésor ne place sur le marché jusqu'à 45% de leur capital. La première opération devrait apporter 12.000 milliards de Lires aux caisses de l'Etat italien. Toutefois, pour devenir attrayantes, les sociétés publiques doivent impérativement éponger leurs dettes.
Cette grande opération de privatisation, si elle a été saluée par certains, elle est en revanche accueillie avec prudence par le milieu industriel. Les opérateurs estiment "qu'on ne peut pas évaluer l'annonce d'une telle mesure qui ne contient pas d'éléments permettant d'en déduire la validité économique ni la crédibilité industrielle".

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