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Economie Internationale

Le marché de la planche à voile coule

Par L'Economiste | Edition N°:38 Le 16/07/1992 | Partager

Les fabricants de planches à voile ne sont plus que cinq à se partager le marché mondial. Jusqu'en 1985, ils étaient une soixantaine.
Le succès de la planche à voile, qui avait laissé entrevoir des promesses de développement populaire, s'est vite estompé. En 1987, environ un million de planches équipées se vendaient encore.
Aujourd'hui, c'est avec peine qu'on arrive à dépasser les 200.000 unités. "La profession a péché par excès de performance", explique Luc d'Urso, Directeur Général d'une entreprise marseillaise qui fabrique des mâts et distribue dans les principaux pays industrialisés.
"Au niveau mondial, le premier marché est aujourd'hui celui de l'occasion", regrette le porte-parole de l'Association des Fabricants français de planches à voile et président d'Up Sail, filiale de Bic Sport pour les gréements de planches.
Ainsi, depuis quatre ans, près d'un million de planches échappent annuellement au marché industriel. Le phénomène a tendance à s'accentuer. Bic Sport, qui est numéro Un mondial du secteur, n'a vendu en 1991 que 65.000 flotteurs, soit trois fois moins que durant les années 80.
Alors objet de loisir, la planche à voile est devenue "l'enjeu d'une compétition industrielle organisé autour de la sophistication du matériel, mettant de fait le débutant hors de portée commerciale", fait remarquer un spécialiste. D'après lui, les fabricants ont accentué les facteurs négatifs inhérents à la planche, à commencer par le prix. Celui-ci, relativement trop élevé, a ouvert une brèche à la concurrence d'autres sports comme le vélo-tout-terrain (VTT), ou à celles des stages organisés qui débarrassent le pratiquant occasionnel, notamment, des soucis de renouvellement de son matériel. Gardant l'espoir de voir renaître leur activité, les survivants revoient leur stratégie. Ils misent alors sur la course à la performance et sur un nouveau segment: les enfants.

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