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    Economie

    Gifle à l'export... la sous-traitance gagne du terrain

    Par L'Economiste | Edition N°:459 Le 09/03/1999 | Partager

    · La valeur ajoutée des AT est de près de 20 milliards de DH en 1998, soit près du tiers des exportations

    · Progression, mais bien en deçà des niveaux de 1993-1997

    · Les industriels du textile veulent développer un savoir-faire local


    LA valeur ajoutée des admissions temporaires sans paiement a augmenté de près de 9% en 1998, selon les premières statistiques de l'Office des Changes. Le bilan est provisoire, mais il permet d'avoir une idée sur les échanges commerciaux de l'année écoulée. La valeur ajoutée s'élève à 7,4 milliards de DH contre 6,8 milliards en 1997. Sa progression reste en deçà du taux d'accroissement annuel moyen enregistré durant la période 1993-1997, précise le document de l'Office des Changes. Durant cette période, il avoisinait les 22,9%. Les réexportations en 1998 sont de plus de 25 milliards de DH.
    La valeur ajoutée, suite aux admissions temporaires avec paiement, progresse très lentement, 2,4%. Elle s'établit à 11,8 milliards de DH. Les réexportations ont atteint 23,2 milliards. Le fait est important lorsqu'on constate que le poids des exportations directes est en chute libre (-5,6%), surtout pour le textile et cuir et l'agro-industrie, secteurs travaillant énormément avec les admissions temporaires. Pour le secteur textile, l'activité semble inévitablement évoluée vers la sous-traitance. Les industriels en sont conscients. Aussi ont-ils développé un partenariat avec un cabinet parisien qui encadre quelques entreprises marocaines afin de développer un savoir-faire local (tendance, mode...). "Il faut encourager les collections de produits finis", indique M. Abdelali Berrada, directeur de l'Association Marocaine du Textile et de l'Habillement.

    Même en baisse, le secteur textile contribue à près de 20% aux exportations directes avec les deux tiers provenant de l'activité vêtements confectionnés et articles de bonneterie. La troisième grosse activité qui contribue aux exportations après l'OCP et le textile est constituée des produits de la mer. Elle apporte au pays plus de 6,6 milliards de DH. Les produits agricoles et agro-alimentaires contribuent pour leur part à 6,5 milliards, mais sont en baisse. La régression des exportations directes est de 1,2% pour les produits agricoles et de 21,6% pour les produits agro-alimentaires. Une exception: les fruits frais congelés qui affichent une progression de 46% mais pour une valeur négligeable, puisqu'ils n'atteignent même pas 300 millions de DH.

    Fatima MOSSADEQ

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