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    Economie

    Le nouveau souverain bahreini retrousse ses manches

    Par L'Economiste | Edition N°:459 Le 09/03/1999 | Partager

    · Les condoléances affluent sur Manama

    · Une conjoncture économique négative

    · "Bahreinisation" des emplois pour lutter contre le chômage


    Les condoléances à la suite de la disparition tragique de l'Emir de Bahrein affluent sur Manama. Plusieurs pays arabes ont décrété un deuil national. Cheikh Issa, 65 ans, est décédé le week-end dernier d'une crise cardiaque après 38 ans de règne. Son fils aîné, Cheikh Hamad, 42 ans, prince héritier et commandant en chef des Forces Armées bahreinies, a été aussitôt proclamé chef de l'Etat. Le gouvernement britannique s'est empressé de présenter ses condoléances après le décès de l'Emir.
    Bahrein est en effet un des solides alliés de la coalition américano-britannique dans la région du Golfe.
    Le nouveau souverain de l'Emirat se trouve en face d'une économie diversifiée. Le premier chantier à attaquer est le chômage dont le taux a atteint le seuil alarmant de 15%.
    Le défi n'est pas pour autant facile, la croissance démographique est estimée à 3,5%. Seul remède à cette situation, "le sacrifice des infrastructures coûteuses et créatrices d'emploi", rapporte l'AFP.
    Une autre solution est également prévue. Le nouveau souverain devra en effet poursuivre la politique de privatisation déjà entamée sous le règne de son père. La "bahreinisation" des emplois, expérience pilote de création d'emplois parmi les Etats du Golfe, permettra la supplantation des étrangers dans certains emplois par de jeunes bahreinis en chômage.

    Le pétrole en souffrance


    La faiblesse de l'industrie pétrolière explique aussi cette conjoncture économique négative. Contrairement aux autres pays du Golfe, Bahrein n'exporte pas du pétrole brut. Il en importe même d'Arabie Saoudite. Sa production estimée à 37.700 barils par jour comble à peine les besoins internes. Quant aux produits pétroliers raffinés, ils ont connu un effondrement considérable.
    L'industrie pétrolière qui absorbe un quart du PIB a été secouée par la chute des cours l'an dernier.
    Le secteur industriel qui constitue 19% du PIB souffre également de la conjoncture négative. Les cours mondiaux de l'aluminium, principale industrie de l'Emirat après le pétrole, ont enregistré une baisse significative l'année dernière.
    La concurrence accrue des Etats voisins aux fonderies bahreinies donne peu de chances à ces dernières pour se redresser.


    Les banques font l'exception


    Seul le secteur bancaire semble sortir de cette conjoncture négative. Les principales banques sont restées bénéficiaires en 1998 malgré la baisse des cours du pétrole qui continuent de freiner les projets en quête de financement.
    Les revenus bancaires servent ainsi à compenser la tarissement de plusieurs réserves pétrolières. La chute des prix du pétrole avait amené le gouvernement, l'année dernière, à prendre des mesures d'austérité sans pour autant empiéter sur les dépenses sociales.

    Nadia LAMLILI

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