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    Fusion Euronext/Nyse: La naissance d’un géant

    Par L'Economiste | Edition N°:2489 Le 21/03/2007 | Partager

    . Une capitalisation boursière d’environ 22 milliards d’eurosDans quelques jours, la Bourse paneuropéenne Euronext, opératrice de la Bourse de Paris, et son homologue new-yorkaise, le New York Stock Exchange (Nyse) ne formeront plus qu’un seul groupe, poids lourd dans un secteur boursier en pleine concentration. L’offre publique d’achat et/ou d’échange d’environ 10,7 milliards d’euros sur le capital d’Euronext, lancée le mois dernier par Nyse Euronext, une société créée à cet effet par la Bourse de New York, s’achève aujourd’hui.La réussite de l’opération est conditionnée à l’obtention de la simple majorité du capital. Les résultats provisoires seront annoncés par l’Autorité des marchés financiers française (AMF) une semaine plus tard, le 27, et les résultats définitifs le 30 mars. Mais l’affaire semble déjà bouclée, les actionnaires des deux groupes ayant approuvé fin décembre à la quasi-unanimité le rapprochement négocié au printemps 2006 par leurs dirigeants. A son annonce au printemps 2006, le rapprochement Nyse Euronext avait pourtant soulevé une vague de critiques en Europe, une série de responsables politiques et économiques refusant d’y voir la «fusion entre égaux» vantée par ses promoteurs. Ils dénonçaient au contraire un rachat pur et simple de la Bourse paneuropéenne, un fleuron de la finance du Vieux Continent, par les Américains.Mais «environ 99% des actionnaires avaient voté en faveur de la fusion, et ceux qui ne croient pas à l’offre sont probablement déjà sortis du capital» d’Euronext, ajoute l’analyste.Il faut dire que les actionnaires d’Euronext, en majorité des fonds d’investissements britanniques et américains, sont assurés d’empocher de solides plus-values en apportant leurs titres au Nyse, l’action de la Bourse paneuropéenne ayant touché des records historiques ces derniers mois.Le fonds d’investissement TCI, qui aurait préféré un rapprochement entre Euronext et la Bourse de Francfort, a ainsi réduit sa participation au capital du groupe européen à moins de 5% contre plus de 9% en début d’année.Sauf énorme surprise, la cotation des actions du nouveau groupe Nyse Euronext devrait donc démarrer le 4 avril à New York et Paris. Avec une capitalisation boursière d’environ 22 milliards d’euros, il fera figure de géant du secteur, alors que les manoeuvres en vue d’une consolidation se poursuivent de plus belle, notamment sur le marché américain des dérivés où le groupe ICE veut lancer une contre-offre sur le Chicago Board of Trade, déjà en cours de rachat par le groupe CME.Né en 2000, Euronext rassemble les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne, et le puissant marché à terme londonien, le Liffe.Dans les faits, le rapprochement Nyse/Euronext ne changera rien aux habitudes des investisseurs de part et d’autre de l’Atlantique: les deux groupes garderont leurs identités, leurs modes de fonctionnement spécifiques, et leurs horaires de cotation. Et surtout, les entreprises cotées continueront d’être soumises aux même règles. Les groupes européens ne seront donc pas soumis aux sévères lois comptables Sarbanes-Oxley, très décriées aux Etats-Unis pour les surcoûts qu’elles font peser sur les entreprises.Synthèse L’Economiste

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