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    France: Les facs de médecine au LMD en 2007

    Par L'Economiste | Edition N°:2364 Le 19/09/2006 | Partager

    . Finie la règle du «tout ou rien» grâce aux passerelles. Des unités d’enseignement reconnues pour d’autres cursus PERSONNALISER sa formation grâce à la validation d’unités d’enseignement de son choix. Mutualiser certaines de ces unités entre les filières de formation de la santé. Ce sont autant de facteurs qui permettent, d’une part, de décloisonner la formation de ces professions et, d’autre part, de faciliter la réorientation éventuelle des étudiants.C’est dans cet état d’esprit qu’en France, la commission sur l’intégration des professions médicales et pharmaceutiques au cursus LMD (Licence-Master-Doctorat) tente de trouver une organisation adéquate à ce type de formation, en raison de son caractère particulier dans un rapport publié en juillet 2006, l’Hexagone pourrait appliquer ces changements à partir de l’année 2007/2008. En effet, les formations aux métiers de santé professionnalisantes par nature doivent permettre une employabilité immédiate tout en ouvrant la possibilité de rebondir dans la recherche ou de se réorienter dans d’autres filières. Le travail de la commission a permis de préciser à la fois, les étapes du nouveau cursus, ainsi que les modalités d’évaluation des connaissances et compétences, et les conditions d’une intégration optimale de la formation pratique aux exigences de la formation théorique avec le souci d’assurer une formation pratique précoce. Ainsi, dans le cadre d’un cursus LMD, il s’agit de scinder l’enseignement en six semestres conduisant à la licence et en quatre ou six semestres en vue du master (voir schéma). Une telle organisation permet la mutualisation entre les différentes professions concernées d’unités d’enseignement permettant ainsi de faciliter les passerelles entre les professions, d’acquérir une formation de base commune et de renforcer les liens entre les métiers. La nouveauté est la suppression de la règle du «tout ou rien»: plus personne ne sera condamnée à finir tout le cursus, on peut en sortir pour se réorienter. Par ailleurs, l’identification de ces unités d’enseignement permet de décloisonner les formations. La réorientation sera favorisée après validation d’unités d’enseignement reconnues au sein de l’université pour d’autres cursus LMD. Aussi, l’accès à l’une des quatre filières médecine, odontologie, pharmacie et maïeutique, à des étudiants d’autres composantes de l’université sera possible. Les liens entre ces professions permettent d’envisager l’établissement de liens plus étroits entre ces futurs professionnels qui sont destinés à travailler ensemble au sein des établissements de soins ou au sein de réseaux établis entre l’ensemble des acteurs de santé. Par ailleurs, la possibilité de valider certaines unités d’enseignement pour des étudiants non impliqués directement dans une de ces filières permet de favoriser la création de nouveaux métiers liés à la santé. Au plan organisationnel, la commission a opté pour organiser des concours séparés pour chacune des quatre filières afin d’éviter les choix par défaut, mais sans pour autant nuire à la qualité de la formation ni à la possibilité pour l’étudiant de présenter plusieurs concours, voire les quatre concours sur tous les sites de formation afin de préserver l’égalité des chances. Indépendamment de chacun des concours, les étudiants auront la possibilité de valider et donc de capitaliser les unités d’enseignement qui pourront leur être utiles en cas de changement d’orientation. La semestrialisation de l’enseignement permet, à la fin du premier semestre, d’évaluer les étudiants sur un contenu pédagogique. Les résultats de cette évaluation seront communiqués aux étudiants dans les meilleurs délais afin de permettre à ceux qui le souhaitent, en fonction de leurs résultats, de réorienter précocement vers d’autres filières universitaires.Les inconvénients liés à l’existence d’un examen classant national -les étudiants consacrent la majeure partie de leur temps à le préparer- a conduit la commission à proposer d’autres solutions pour classer les étudiants, parmi lesquelles la mise en place d’un interclassement par percentiles ou écarts à la moyenne. La commission suggère pour les formations médicales la valorisation d’un enseignement par petits groupes. Bref, il s’agit de privilégier le mode d’apprentissage, la logique du raisonnement clinique et ainsi valoriser la formation pratique et l’évaluation des compétences professionnelles.Saïd MABROUK

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