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Culture

Festival du film de Marrakech:Coup d’envoi ce vendredi

Par L'Economiste | Edition N°:3163 Le 04/12/2009 | Partager

. Une impressionnante logistique . Hommage à quatre monstres sacrés. Rétrospective de 40 films du 7e art coréenIls sont partout. Premiers à fouler le tapis rouge du festival de cinéma, ils sont aussi les «faiseurs» de ce festival. «Ils», ce ne sont pas les VIP ou le people du festival,  mais plutôt les 450 manœuvriers, artisans, ingénieurs de son… Ces chevilles ouvrières travaillent d’arrache-pied depuis 15 jours pour que la mise en scène à l’entrée (tapis rouge) et celle de la salle de projections soit parfaite ce 4 décembre. En effet, le Festival du film international de Marrakech démarre ce vendredi pour une durée de 8 jours. Pour cette 9e édition, les organisateurs ont choisi de réunir 4 monstres du cinéma: Christopher Walken, Said Taghmaoui, Ben Kingsley et Emir Kusturica. Le jury est présidé cette année par un autre monstre, le réalisateur iranien Abbas Kiarostami. A ses côtés, l’actrice et réalisatrice  française Fanny Ardant, le producteur et scénariste Elia Suleiman, l’actrice italienne Isabella Ferrari et l’espagnole Marisa Paredes. Un scénariste représentera le Maroc dans le jury en la personne de Lahcen Zinoun. Le Maroc sera aussi présent dans la compétition qui met en lice 16 films avec «The man who sold world» dont le titre s’inspire du fameux tube de Nirvana repris récemment par David Bowie.  Réalisé par les deux fils de Noury (Swel et Imad), ce film raconte une histoire d’amour à trois dans un pays en guerre. Le pays n’est autre que Casablanca. Et toujours en compétition, représentera le continent asiatique «Symbol» du japonais Matsumoto Hitoshi et aussi le film malésien  «My Daughter» de Charlotte Lim. Tokyo taxi de Kim Tai-Sik représentera le cinéma de la Corée du Sud à la  9e  édition du FIFM. «La sélection comprend des cinéastes conscients qui agissent sur le monde pour le transformer», argumente Bruno Barde, directeur artistique du festival.Cette année, le cinéma coréen a la part belle.  Il est à l’honneur avec une rétrospective de 40 films du 7e art coréen, qui fête son centenaire. Ses acteurs et ses réalisateurs représentent un avenir prometteur. Parallèlement, le FIFM programme un regard sur le cinéma thaïlandais et trois soirées de boxe thaïlandaise à Jamaâ El Fna. La place accueillera également un autre grand du cinéma, Sir Ben Kingsley qui assistera à la projection du film où il a interprété le grand Mahatma Ghandi qui lui a valu un Oscar. Un rendez vous à ne pas rater le mercredi prochain.Sous les feux de la rampe aussi, l’artiste franco-marocain Said Taghmaoui à qui sera rendu un hommage au Palais des Congrès, mais aussi à Jamaâ El Fna avec la projection de «Ali Zaoua». Nommé pour le César pour son rôle dans la «Haine», il est l’un des rares acteurs à percer aux USA. Taghmaoui a joué dans Kandisha, film sélectionné l’an dernier au Festival du film de Marrakech.Le Festival ne sera pas que paillettes. Il reprend ses Master Class, une occasion de faire découvrir au public les processus de fabrication des films et aussi de rencontrer des réalisateurs. Au programme, des rencontres avec Emir Kusturica (réalisateur originaire de l’ex-Yougoslavie le plus primé à qui on doit «Papa est en voyage d’affaires» et «Arizona Dream»), Christohper Doyle et Jim Jarmush.


Dans le monde des non-voyants 
 C’est une exposition unique. «Touchez des yeux». Un espace adossé au Palais des Congrès présente des photos réalisées par des non ou malvoyants. Une exposition que peuvent «voir» les non-voyants. Les «voyants» peuvent aussi expérimenter. Les yeux bandés, on marche sur les moquettes avant de mettre le pied sur un tapis de texture différente. C’est ainsi que le non-voyant sait qu’il est arrivé devant une console équipée de tablettes où le spectateur à défaut de voir la toile, entend expliquer l’œuvre. Il peut aussi décrypter en braille. 14 artistes participent à cette exposition avec talent pour la photo dont deux Marocains. La fondation du festival espère les inscrire dans des agendas d’expositions de ce type dans le monde.«C’est une expérience qui nous tient à cœur et nous voulons la développer au fur et à mesure. Pour cela, nous avons acquis le matériel nécessaire», indique Jalil Laguili, secrétaire général  du FIFM et coordinateur de cette opération.Et ce n’est pas tout. Les non et malvoyants pourront voir le premier film marocain adapté en audio description. Ce procédé qui est une technique mêlant bande sonore et descriptions vocales, permet aux cinéphiles non voyants l’accès au cinéma. «A la recherche de ma femme» de Abderrahman Tazi sera projeté ainsi jeudi 10 décembre. A noter que la rédaction des descriptions en arabe dialectale a été effectuée au siège de la fondation du festival.Cette année et à l’initiative du prince Moulay Rachid et plusieurs fondations  ainsi que le ministère de la Santé, des chirurgiens et ophtalmologues opéreront 250 patients de la cataracte au centre hospitalier Ibn Tofail. Les premiers patients opérés seront justement conviés à la projection du film marocain audio décrit. L’an dernier, la programmation de 8 films en audio description avait réussi à attirer 110 cinéphiles non voyants. Une expérience que réédite le FIFM avec l’espoir de l’inscrire définitivement dans l’agenda du festival.

Coulisses
 Que sera le festival sans ses stars et ses paillettes? Le FIFM en attend beaucoup cette année avec un casting impressionnant. Outre le jury, des actrices comme Kim Cattrall (Sex and the City) en tournage à Marrakech, la princesse Clotilde Courau (La Môme) sont attendues. Elles fouleront à leur tour le tapis rouge de cette 9e édition. La plupart logeront au Palace Essadi et seront présentes aux différentes soirées très courues du festival. Elles seront maquillées et habillées par Dior qui réserve une suite à cet effet.Badra Berrissoule

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