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Economie

Fès: Les autorités traquent les riads informels

Par L'Economiste | Edition N°:3427 Le 20/12/2010 | Partager

. Dix maisons d’hôtes non autorisées fermées . Des 140 riads opérant en médina, seuls 57 sont légaux FES compte quelque 140 riads réaménagés en maisons d’hôtes et dont la capacité d’accueil oscille entre 800 et 1.000 lits. Mais de nombre, seules 57 maisons ont une autorisation d’exercer. Le reste travaille illégalement. C’est ce qui a poussé les autorités à réagir à cette situation. De fait, une première opération a été menée la semaine dernière pour rappeler à l’ordre les propriétaires de ces demeures. La descente des autorités s’est soldée par la fermeture de 10 maisons d’hôte. Lesquelles sont propriétés de Marocains mais aussi d’étrangers. «Nous ne leur demandons rien…Ils doivent juste répondre aux normes et s’y conformer et obtenir une autorisation d’exercer». Les propos sont de Mustapha Boujarnija. Le chef de district, dont l’emprunte avait marqué la lutte contre les cafés chicha dans l’arrondissement d’Agdal, a, désormais, une nouvelle mission au niveau de Fès-Médina. Nommé depuis peu à la tête de cet arrondissement, Boujarnija dit «oui» à l’investissement et au tourisme mais dans le respect des lois en vigueur. Aussi, l’état des lieux dans certaines maisons d’hôte doit s’améliorer pour attirer des touristes potentiels. Il faut donc renforcer les opérations de contrôle et sensibiliser les opérateurs et propriétaires de ces établissements notamment à la qualité de service et des prestations proposées. Et c’est la mission que doit initier, entre autres, le nouveau bureau du Conseil régional du tourisme (CRT). Son intervention doit être dissuasive et pas uniquement au niveau des riads mais aussi dans certains hôtels qui ne méritent pas leurs étoiles.Pour leur part, et conscientes que la protection du patrimoine a de véritables répercussions entre autres sur la création de richesses et sur le développement socioéconomique de la ville, les autorités locales savent bien que la «médina de Fès est un musée vivant». D’ailleurs, le wali de la Région Fès-Boulemane, Mohamed Rherrabi, suit de très près les visions sectorielles qui sont en cours de réalisation afin de préserver l’artisanat et mettre à niveau le tourisme. Pour le premier volet, plusieurs projets de réhabilitation et de sauvegarde ont vu le jour. Outre le gouvernement et les collectivités locales, des institutions internationales ont participé au financement de ces projets. A ce propos, la restauration du triangle Moulay Driss-Karaouiyine-Sidi Ahmed Tijani, et l’amélioration des accès sont d’un grand apport. Ainsi, le département de l’Habitat a pris en charge l’amélioration du paysage urbain du centre historique en procédant à des travaux de ravalement des façades, pavage des rues, couverture des souks... Les touristes disposent désormais de circuits propres, animés et chargés d’histoire et de culture. Ils se plaignent toutefois d’être constamment agressés par les faux guides et les rabatteurs, que ce soit en médina ou aux environs des maisons d’hôtes. Et si ce n’est pas le faux guide, ce sont les mendiants ou encore les marchands ambulants. Voilà donc des petits détails qui, une fois réglés, permettront à Fès de booster le nombre des nuitées à l’horizon 2015. La destination devrait drainer une clientèle de tout âge, disposer d’une capacité de 10.400 lits, et enregistrer 1.880.000 nuitées.En attendant, la réhabilitation des foundouks et leur reconversion en lieux d’animation, sont en marche. Sans oublier la réhabilitation des medersas Attarine et Cherratine, la restauration et la mise en valeur des murailles de la ville, la délocalisation des unités de poterie et de dinanderie, respectivement vers les quartiers Ben Jellik et Aïn Nokbi et la mise à niveau de la tannerie Chouara. Par ailleurs, le réaménagement des places de Boujloud et Rcif et Oued Al Jawahir renforcent l’image de marque et la qualité de vie de la vieille médina. C’est ce qui encourage aussi l’acquisition d’anciennes demeures par des privés. Lesquels participent à la restauration de la médina et au développement de sa capacité d’hébergement. Pour ce dernier volet, outre les maisons d’hôtes, les promoteurs s’intéressent désormais aux grands palais. Sauf que pour ces maisons à grande charge historique, le ministère des Habous est toujours «réticent». Il y a aussi des problèmes liés aux héritiers. Les formalités de la vente, à titre d’exemple, de Dar Ba-Mohamed Chergui, ont duré près de 2 ans. Pour ce qui est du palais Mokri et Dar Glaoui, ils attendent toujours preneur. Ces deux bijoux de l’architecture marocaine sont inscrits d’ailleurs dans le cadre du Plan de développement régional du tourisme (PDRT). Au titre de ce programme, 24 km de murailles historiques ont été restaurés. A retenir enfin que le coût global des projets finalisés ou en cours de l’être en médina dans les domaines de l’habitat, du tourisme et paysage urbain, de l’artisanat dépasse les 2 milliards de DH.


Touristes low-cost?

Avec l’ouverture du ciel (plus de 130 rotations hebdomadaires) et le repositionnement de la ville de Fès en tant que destination de city break, les commerçants devraient, en principe, multiplier leur chiffre d’affaires. Mais leur situation est en réalité loin de cette logique. «Nous recevons des touristes low-cost. Ils viennent pour le séjour à bas prix et la découverte», indique Mohamed Benabdjlil. Installé sur le principal boulevard Talaa, ce bazariste, de père en fils, avoue que l’activité a beaucoup chuté et qu’il lui est très difficile de rentrer dans ses charges. «Parfois, il nous arrive de rester des jours sans aucune recette. Il nous arrive aussi de faire du troc avec les touristes, comme dans le bon vieux temps», conclut-il.De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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