Société

Fès, dotée d’un nouveau centre d’hémodialyse

Par | Edition N°:3244 Le 31/03/2010 | Partager

. Un projet porté par l’association Isaad . Le ministère de la Santé mise 7 millions de DHC’EST officiel. Fès sera dotée d’un nouveau centre des maladies rénales. L’annonce de ce projet, porté par la jeune association «Isaad» en partenariat avec le ministère de la Santé, a été faite le 13 mars dernier. C’était à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du rein sous le thème «protégez vos reins, contrôlez votre diabète». De fait, les travaux de construction dudit centre viennent d’être lancés et dureront près de 12 mois. D’un investissement de l’ordre de 7 millions de DH, le coût global projet (y compris les équipements) est pris en charge par le département de Yasmina Baddou. L’objectif étant de venir en aide à une importante population souffrant d’insuffisance rénale. En effet, le Centre d’hémodialyse de Fès ne peut pas, à lui seul, couvrir les besoins de tous les malades de la région. D’autant plus que l’hémodialyse est une méthode d’épuration du sang par la création d’un circuit de circulation extra-corporelle qui dure plusieurs heures, trois fois par semaine pour chaque patient. Et vue la demande, la création d’un nouveau centre s’impose. En attendant, et afin de concrétiser son plan d’action, l’association a décidé de mettre à niveau le service d’hémodialyse de l’hôpital Al Ghassani en le nommant Centre Isaad des maladies rénales. «Grâce à l’appui de la délégation régionale de la Santé publique, nous nous sommes aussi engagés à réaliser un nouveau bâtiment annexé à celui existant actuellement», indique Mohamed Mounir Mikou, responsable de l’association. Et d’ajouter: «notre projet permettra d’une part d’assurer un meilleur accueil des patients et d’augmenter la capacité de prise en charge des malades de ce service et, d’autre part, de concevoir une nouvelle structure en respectant les normes nationales et internationales». En ajoutant 10 postes de dialyse, ce centre à but non lucratif permettra d’augmenter le nombre de patients traités de 84 à 160 par jour (soit 1.000 séances de dialyse supplémentaires par mois). «Notre objectif est de développer les activités d’hémodialyse, de dialyse péritonéale et de transplantation rénale dans la région Fès-Boulemane», explique Mikou. La promotion des actions de sensibilisation, de dépistage précoce et délocalisé et de prévention des maladies rénales figure également parmi les priorités de l’ONG. Celle-ci est dotée, outre d’un centre de référence (Centre de compétences régionales à Fès), de 5 antennes locales dans la région bénéficiant de l’appui du centre de référence. Pour ce qui est du futur centre qui est en cours de construction, il répond à un besoin national et régional mais aussi aux recommandations de la stratégie nationale pour la prise en charge de l’insuffisance rénale chronique élaborée par la Société marocaine de néphrologie.Côté ressources humaines, l’association est épaulée dans son action par 5 néphrologues dans les secteurs public, privé et universitaire sur les 8 néphrologues de la région, un urologue, un anesthésiste-réanimateur, et un pharmacologue. Des liens ont déjà été noués avec les autorités et les structures sanitaires régionales à travers les activités de dépistage et de prévention des maladies rénales. Celles-ci ont profité à plus de 1.500 patients. Ces caravanes ont toutes eu lieu dans la région Fès-Boulemane et particulièrement à Sefrou (3 caravanes), Boulemane, Missour, Outat El Haj, Aïn Chgag, Imouzzer, Douiet… «Elles ont connu à chaque fois la participation de néphrologues, de cardiologues, d’endocrinologues, et d’ophtalmologistes auxquels se sont souvent associés d’autres médecins et infirmiers», affirme Mikou.


Nouvelle méthode

SELON les statistiques de l’association, moins de 20% seulement des patients en insuffisance rénale terminale arrivent à accéder à un traitement de suppléance rénale dont la majorité par hémodialyse. Pour les responsables d’Isaad, la dialyse péritonéale est une alternative médicale qui peut augmenter le nombre de patients dialysés, les sauvant ainsi d’une mort certaine. Le recours à cette nouvelle méthode dépend du choix du patient, de son mode de vie, de son désir de conserver une activité professionnelle, de son lieu de résidence et de l’éloignement des structures de dialyse existantes.De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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