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Economie

Farine subventionnée
Les propositions d’Akhannouch

Par L'Economiste | Edition N°:2688 Le 08/01/2008 | Partager

. Le mécanisme consiste en une restitution à l’importation. Les céréaliers valident le projet . Il devrait être appliqué du 1er février à fin mai Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, a reçu, hier à Rabat, les différents professionnels de la filière céréalière. Au menu de la rencontre, le système de compensation des farines de blé tendre. Pour rappel, les dispositions de régulation du marché du blé tendre destiné à la fabrication des farines libres, mises en œuvre le 21 septembre 2007 et qui devaient prendre fin le 31 décembre, ont été prorogées jusqu’au 31 janvier. Mais déjà, le gouvernement prend les devants et propose une nouvelle mouture de régulation de la filière avec pour objectif de maintenir le prix de la farine et, par conséquent, celui du pain. De fait, le nouveau schéma qui est un système de restitution à l’importation a déjà fait l’objet de discussions avec les départements des Affaires économiques, de l’Intérieur et des Finances, et a obtenu le consensus de tous ces intervenants. Aujourd’hui, il s’agit d’obtenir l’adhésion de la profession et c’est la mission du ministre de l’Agriculture. Mais en quoi consiste le nouveau mécanisme? Le système de restitution à l’importation est basé sur une subvention du prix du blé tendre directement à l’importation. La formule repose ainsi sur plusieurs principes de base, en l’occurrence la fixation d’un prix de référence (prix de revient calculé à l’importation) et la restitution à l’importation servie à l’entrée du blé tendre au niveau du port. Sur ce dernier plan, il faut préciser que le montant de restitution retenu correspond à la différence entre le prix de revient calculé à l’importation et le prix cible au niveau portuaire. Dans le détail, ce prix cible est déterminé dans une fourchette de prix proche du système antérieur, c’est-à-dire avant flambée des cours. Par ailleurs, le nouveau système repose sur le calcul et la révision mécanique de la restitution à l’importation sur une période significative à même de refléter les variations des cours. « L’objectif recherché des mesures retenues est, en fait, le fonctionnement libre du marché sans oublier la régulation des prix aux consommateurs par des accords de modération entre l’administration et les professionnels », est-il indiqué. Pour les institutionnels de l’Agriculture, le système proposé offre d’autres avantages, à savoir une indexation réelle de la subvention aux cours internationaux et le raccourcissement des délais de paiement de la subvention aux importateurs. Parmi ses autres aspects positifs, la réduction des risques de fraude et la fluidité du circuit d’approvisionnement. Par ailleurs, le nouveau dispositif en gestation permet le désengagement de l’Etat de la gestion de l’approvisionnement en blé tendre. Mais qu’en pense la profession ? Il ressort de la rencontre d’hier, que les céréaliers ont validé le nouveau système, mais s’accordent quelques jours pour étudier les modalités d’application. Par contre, à l’heure où nous mettions sous presse, on ne connaissait pas encore la position des minotiers qui ont demandé plus de temps pour examiner le projet. Ce qu’il faut retenir également, c’est que les nouvelles dispositions devraient rentrer en vigueur à partir du 1er février prochain. Elles devraient être maintenues jusqu’au 30 mai, veille de la récolte.


Stratégie

La question de la gestion des stocks de sécurité a été également au menu de la rencontre organisée hier au ministère de l’Agriculture. L’objectif est d’instaurer une stratégie à court et long terme. Ainsi, le département d’Akhannouch propose la mise en place, en dehors des stocks des blés d’écrasement pour deux à trois mois, de stocks de sécurité de céréales pour lisser les prix du produit par rapport aux cours mondiaux. Une réflexion est menée dans ce sens. Malika ALAMI

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