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Economie

Ahmed Chami au Club de L’Economiste
Emergence, le joker de l’industrie

Par L'Economiste | Edition N°:2688 Le 08/01/2008 | Partager

. Offshoring, automobile et aéronautique en priorité. 37% de la valeur globale Emergence générée par l’agro-industrieC’EST avec beaucoup d’emphase que Ahmed Réda Chami, ministre de l’Industrie, aborde le volet Emergence (Cf.www.leconomiste.com) au cours de sa visite à L’Economiste.Conscient des enjeux que la politique industrielle induit pour le Maroc dans les 10 années à venir sur les plans de la croissance et de l’emploi, Chami insiste tout autant sur la nouvelle place qu’occuperait à terme le Royaume sur l’échiquier mondial. Il s’agit pour celui qui préside désormais Emergence de capitaliser sur les secteurs porteurs (textile, aéronautique, automobile, pêche, agroalimentaire, offshoring, électronique) et se tourner vers une production essentiellement orientée vers l’export.En revanche, il tempère en précisant que pour tout programme, il est non seulement nécessaire d’avoir une bonne stratégie, mais il faut aussi bien une bonne exécution. Les premiers secteurs à en avoir bénéficié sont l’offshoring, l’aéronautique et l’automobile. Compte tenu de son potentiel à créer de la valeur ajoutée, Chami s’est attardé sur l’état d’avancement de l’offshoring et sur son importance pour construire une industrie exportatrice. Les premiers résultats sont éloquents. Partant d’un chiffre d’affaires de 3 milliards de DH et de 17.500 emplois, «l’offshoring était essentiellement représenté par des centres d’appel», insiste le ministre. A l’horizon 2015, ce secteur prévoit d’atteindre 15 milliards de DH de participation au PIB national et plus de 100.000 emplois. Avec deux cœurs de métiers principaux: la technologie de l’information (ITO) et le Business Process Outsoucing (BPO, soit les services financiers, bancaires, comptabilité,etc.). Ainsi, l’offre Maroc dans l’optique d’une industrie exportatrice s’articule autour de l’infrastructure, de la fiscalité et des ressources humaines. «Le principe étant que les entreprises puissent trouver les installations nécessaires pour démarrer leur activité», note le ministre. Casanearshore et Technopolis à Rabat entrent dans cette optique. . Taxation du capital humainEn dépit de ses retards de réalisation, Casanearshore a déjà fait le plein. Les 8.000 m2 de la première tranche ont été distribués aux entreprises qui prévoient d’employer 3.600 personnes. Les lots de la seconde tranche, pour 2008, ont tous été raflés. Et pour 2009, près de 84% de la surface est déjà prise. Près de 33 entreprises, non des moindres, ont signé leur contrat de bail. «Or, ces entreprises sont toutes dans l’ITO. En termes de BPO, il y a un retard, c’est là où le bât blesse», précise Chami. La seconde incitation dans le cadre de l’offshoring porte sur le volet fiscal. «La mesure phare est la baisse de 20% de l’impôt sur le revenu», précise le ministre. Il revient sur un constat alarmant pour le Maroc, puisque le rapport entre les charges patronales et le salaire versé à l’employé, est le plus élevé au monde. «La taxation du capital humain est trop élevée au Maroc», insiste le ministre. Le dernier volet concerne la formation. Le ministre précise que le plan prévoyait la formation de 22.000 personnes à l’horizon 2009 avec un arbitrage dès le départ entre IPO et BPO. L’automobile n’est pas en reste. Bien au contraire, «c’est un autre pilier qui a bien fonctionné», insiste Ahmed Réda Chami. Avec près de 100.000 véhicules vendus en 2007 et une technologie exportée dans le monde(1), il est difficile de prétendre le contraire. Ainsi, avec les perspectives de croissance et la construction de l’usine Renault, «le Maroc sera doté d’une industrie automobile à part entière», ambitionne le ministre. Les moyens existent que ce soit pour le foncier ou en termes d’investissement grâce au fonds Hassan II.Le troisième secteur porteur reste l’aéronautique. «Il offre des opportunités très intéressantes», selon le ministre. L’ouverture du ciel y est forcément pour beaucoup. Le tissu est assez large, déjà fort de 50 sociétés, 5.000 emplois et de quelque 3 milliards de DH de chiffre d’affaires. «Le Maroc monte actuellement une chaîne des valeurs», fait-il observer telle que la fabrication de matière composite, par exemple. L’objectif pour le Royaume est que «ses exportations soient désormais plus techniques». Il est même prévu de faire de l’ingénierie aéronautique à partir du Maroc. A cet égard de plus en plus d’entreprises s’installent spécialement dans la région de Nouaceur.     Les autres secteurs ne sont pas laissés à l’abandon. «Il ne s’agit pas de privilégier des secteurs par rapport à d’autres», insiste le ministre. Et pour cause 37% de la valeur globale Emergence est générée par l’agro-industrie. My Ahmed BELGHITI -----------------------------------------------------------(1) Dans chaque système de freinage ABS, il y a une puce marocaine», fait observer le ministre

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