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    Economie Internationale

    Espagne: Les premières mesures antiséchresse

    Par L'Economiste | Edition N°:593 Le 13/09/1999 | Partager

    Tout comme le Maroc, l'Espagne a subi cette année de plein fouet l'impact de la sécheresse. Barrages à moitié vides, coupures d'eau potable, chute de la production et lourdes pertes dans l'agriculture. Autant dire que l'heure est grave. Elle risque cependant d'être encore plus dramatique si les pluies ne reviennent pas avec l'automne.
    Le manque d'eau touche la plus grande partie du pays, à l'exception du Nord-Ouest (Galice, Cantabrie et pays Basque) au climat océanique. Selon des statistiques publiées mardi par le Ministère espagnol de l'Environnement, les réserves d'eau accumulées dans les barrages espagnols sont tombées fin août à 45% de leurs capacités, le chiffre le plus bas depuis la pire sécheresse du siècle enregistrée de 1991 à 1995. Les barrages sont pleins seulement à 14% à Murcie, 20% à Valence et 26% en Catalogne.

    Cette situation s'explique par un gros déficit de précipitations depuis au moins un an, aggravé par un été totalement sec et particulièrement chaud qui a fait disparaître le quart des réserves en eau du pays. Devant l'urgence de la situation, le ministre de l'Agriculture Jésus Posada a annoncé la mise en place d'un "organe consultatif" chargé d'étudier et mettre en place un train de "mesures structurelles" destinées aux secteurs les plus affectés. L'élevage intensif, et dans une moindre mesure, la production de céréales d'hiver sont particulièrement touchés.
    Le montant de l'aide aux agriculteurs et aux éleveurs prévu par le ministre n'a pas encore été défini. Il est question notamment d'un nouveau plan d'assurance agraire à la charge de l'Etat pour améliorer le niveau de couverture. Celle-ci devrait passer de 15 à environ 150 millions d'Euros (l'équivalent de 1,6 milliard de DH) afin de réduire la charge des primes d'assurance sur les agriculteurs et les éleveurs. En outre, un système-pilote garantissant un revenu minimum aux agriculteurs sera mis en place. Le ministre promet enfin un plan de modernisation et de développement du système d'irrigation portant sur plus de 1,3 million d'hectares.

    Ghassan KHABER (AFP)

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