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    Affaires

    Espace des NTI: L'immeuble vaut son pesant d'or

    Par L'Economiste | Edition N°:907 Le 01/12/2000 | Partager

    . En plus des 250 millions de DH dépensés pour la construction de cet édifice, il faudra au moins 50 autres millions pour le réaménager. En attendant, les délais fixés pour être opérationnel seront certainement dépassésVous n'y êtes pas allés. Nous non plus. L'immeuble de la douane est une véritable forteresse. Pourtant, c'est un espace censé abriter le centre des NTI (Nouvelles Technologies de l'Information), synonyme d'ouverture et de transparence. Le reportage de L'Economiste tournera court et n'ira pas plus loin que l'entrée de l'ex-immeuble de la Douane. Impossible de le visiter. Ballotté entre le SEPTI, l'APEBI et la Douane, il nous a été difficile d'arriver jusqu'au véritable interlocuteur. Cela en dit long sur la manière dont cette opération a démarré. Sis sur la route de Bouskoura, juste à coté de la grande surface Marjane à Casablanca, le bâtiment qui devait abriter le siège de l'Administration des douanes s'étend sur une surface de 29.400 m2. Il comporterait environ 350 unités bureaux, plusieurs salles de réunion et conférence, un centre de formation, un restaurant avec cuisines. L'ensemble de ces espaces est desservi par un réseau de précâblage informatique et téléphonique, avec climatisation et un système de contrôle centralisé. Conçu à l'origine pour abriter une administration à l'image de ses premiers concepteurs, il n'est manifestement pas adapté en l'état au type d'usage auquel on le destine aujourd'hui. En toute vraisemblance, près de 50 millions de DH seront nécessaires pour le réaménager. C'est un immeuble qui va valoir son pesant d'or. Il aura coûté 250 millions de DH, dont 50 millions juste pour la valeur du terrain. La Douane n'a jamais pris possession de l'immeuble, car elle a démanagé à Rabat. Inauguré par SM le Roi Mohammed VI il y a maintenant plus de six semaines, le bâtiment est censé accueillir les premières entreprises du domaine en avril prochain, soit 6 mois après son inauguration. Mais vu la tournure que prennent les choses, ce délai sera certainement dépassé. En fait, encore une fois, un projet dans les nouvelles technologies souffre d'une incohérence, à commencer par la multiplicité des interlocuteurs. Auprès de l'APEBI, c'est l'étonnement. Sans aller jusqu'à le condamner, le bureau de l'APEBI estime toutefois que ce retard risque de décourager les entreprises qui ont déjà manifesté le désir de s'installer dans ces locaux. Et elles seraient nombreuses, selon l'Association. Il est tout de même légitime pour toute entreprise de connaître le vrai timing pour pouvoir installer. «Dans ce projet, nous avons le rôle de conseillers. On se contente de faire des propositions. Aujourd'hui, s'il y a un retard dans le planning, ce n'est pas de notre faute«, précisent les membres de l'APEBI. Alors, à qui incombe la responsabilité? Auprès du SEPTI, c'est un autre son de cloche. «Il n'y a aucun retard. Nous prenons le temps de définir la structure juridique, l'immeuble ayant appartenu aux oeuvres sociales de la Douane«, explique-t-on. Le flou qui entoure cet espace des nouvelles technologies livre passage à plusieurs suppositions.«On a l'impression que le projet a été fait à la hâte«, affirme un professionnel. Au sein même de l'APEBI, le projet fait des remous et des mécontents. Les membres disent avoir été pris au dépourvu. Certains vont même plus loin et se posent la question quant à la viabilité de ce projet. Pour d'autres, c'est une question d'hommes. «Ce type de projet ne peut être mené de cette manière. Il aurait fallu désigner une seule personne, investie du pouvoir nécessaire pour mener à bien cette opération. En dehors de cette démarche, le projet risque de devenir un nouveau serpent de mer«


    Condamné à susciter des remous

    Finalement, la reprise de cet immeuble de la Douane aura suscité de grands débats. Il en avait déjà créé à sa construction. Lorsque la Douane emménagea à Rabat, l'immeuble devint inutile et des études avaient été menées pour le transformer en hôpital. Seulement, cette reconversion nécessitait d'autres investissements pour rendre l'immeuble propre à l'usage de la santé.Les NTI ont d'une certaine manière sauvé la face à la Douane, qui se retrouvait avec un bâtiment qui lui aura coûté 250 millions de DH et pour qui elle ne trouvait pas acquéreur.


    Les prix de location seront 50% moins chers

    . L'espace des NTI devra accueillir des entreprises dans des stades différents de leur vie«Nous ne voulons pas faire de cet immeuble un projet mercantile, mais plutôt un catalyseur pour le développement des technologies de l'information«. Sur ce point, le SEPTI (Secrétariat d'Etat à la Poste et aux Technologies de l'Information) et l'APEBI sont d'accord. C'est sur le timing des travaux que les deux «partenaires« semblent diverger. Si pour le premier, il faut d'abord asseoir la situation juridique de l'immeuble, l'association pour sa part semble attacher plus d'importance à la rédaction d'un cahier des charges pour le choix d'un syndic qui se chargera de la gestion de cet espace. L'idée est que l'Etat loue cet espace à un prix symbolique à un organisme spécialisé choisi après un appel d'offres. Parmi les tâches de cet organisme, la gestion de l'espace, la location, les relations contractuelles avec l'Etat, la gestion des espaces communs, l'animation et la promotion au Maroc et à l'étranger. Le nouvel espace des NTI devra accueillir aussi bien des start-up, des incubateurs publics et privés que des sociétés existantes (marocaines ou étrangères) présentant une forte valeur ajoutée dans les NTI. L'émulation du secteur naquit de cette coexistence, est-il expliqué. «L'objectif est d'éviter de transformer cet espace en un simple bâtiment commercial«. Dans cette optique, et pour attirer les entreprises, les prix seront très attractifs: 50% moins chers que les prix qui se pratiquent à Casablanca, promet-on. Du reste, d'autres dispositions seront prises telles que l'existence de services annexes pour améliorer les conditions de travail (loisirs, garderies...), des aménagements modulables afin de s'adapter à différentes tailles des entreprises.Pour ce dernier point, différentes sources ont été identifiées dont un financement par le Fonds Hassan II. Mais, rien n'a encore été décidé.B. B.
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