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Affaires

Erfoud: Le déficit hydrique menace les oasis

Par L'Economiste | Edition N°:2496 Le 30/03/2007 | Partager

. La problématique de l’eau au cœur d’une rencontre à Erfoud . Surexploitation des nappes dans la vallée du ZizL’eau est source de vie et  de tout développement économique et social. La problématique de sa rareté est, une fois encore, au cœur du débat national sur l’eau, qui mobilise acteurs locaux et régionaux, ONG, chercheurs, organismes internationaux les 29 et 30 mars à Erfoud. Placer ce débat sur l’eau dans un espace qui en manque terriblement, le bassin de Ziz, a pour objectif, selon les organisateurs, de tirer la sonnette d’alarme sur l’équilibre oasien et les menaces qui pèsent sur cet espace écologique fragile et qui risquent d’hypothéquer, à terme, son développement. «Cet espace oasien a été construit au cours de plusieurs millénaires. Aujourd’hui, il se trouve dans une extrême fragilité qui interpelle tous les acteurs afin qu’ils conjuguent leurs efforts en vue de leur sauvegarde. L’un des principaux facteurs ayant contribué à la situation critique que vit l’espace oasien est bien la gestion non durable des ressources hydriques », indique-t-on. A cela s’ajoute, des conditions climatiques difficiles avec notamment une pluviométrie aléatoire, mal répartie dans l’espace et dans le temps, des températures élevées, l’ avancée du désert, les cultures inappropriées et des populations rurales dépendant essentiellement de l’agriculture et qui, malheureusement, voient leurs terres se dégrader d’année en année du fait de la sécheresse et de la salinisation. Mobiliser l’eau, la transporter, la stocker, puis l’utiliser dans un souci constant d’économie, ce fut certes la tâche que les habitants de ces écosystèmes complexes surent mener à bien. Aujourd’hui, malgré ses efforts, un constat sans concession, selon les experts du domaine, met à jour les dysfonctionnements qui menacent l’existence même des oasis: l’équilibre entre l’être humain et la nature qui façonnait la société oasienne a été rompu. «On a multiplié les pompages dans les nappes des vallées du Ziz à travers les puits privés qui ne sont pas contrôlés, si bien que leur niveau moyen s’est abaissé de près de sept mètres durant les vingt dernières années», ajoute-t-on. Au demeurant, si ces tendances se poursuivent au rythme actuel, la mort lente des oasis est déjà programmée.  Partant de là, le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Eau et de l’Environnement place la problématique de la sauvegarde des oasis au centre du débat national sur l’eau au niveau du bassin du Ziz et invite, lors de cette rencontre, tous les acteurs notamment locaux à ne pas verser dans le fatalisme. Ce qui n’occulte pas l’urgence d’initiatives et stratégies pour valoriser  chaque goutte d’eau et reconstituer les couverts végétaux dans cet espace à travers notamment des activités d’éducation, de sensibilisation environnementale et de mobilisation sociale. Le devenir des oasis passe incontestablement par l’avenir de l’eau. L’ensemble des acteurs sont appelés à sauver ce patrimoine en péril.


Développement intégré

Le schéma national de l’aménagement du territoire fait de l’eau sa problématique majeure en ce sens qu’elle constitue un enjeu stratégique de dimensions sociale, économique et écologique où la composante territoriale, pour l’approcher, est fondamentale pour les organisateurs de la rencontre. Le cas de l’espace oasien est révélateur, car l’eau est l’élément central qui conditionne le devenir de cet espace fragile. Seule une action globale, impliquant tous les intervenants, est susceptible de réhabiliter ces espaces de vie en s’appuyant sur un développement intégré et durable ayant la problématique de l’eau pour point central. Rachida Bami

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