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Economie

EnseignementLa réforme pédagogique pour septembre prochain

Par L'Economiste | Edition N°:986 Le 30/03/2001 | Partager

. Les universités prêtes commenceront dès la prochaine rentrée, les autres devront suivre avant 2003. Le mot examen est banni par le nouveau système“Une autoroute avec des aires de repos et des échangeurs”. Telle est l'image donnée du nouveau système pédagogique qui sera appliqué dès septembre prochain dans certaines universités. Marqué par une grande souplesse, le nouveau système fait de l'université un lieu de savoir accessible à tout le monde à n'importe quel moment de la vie. Par ailleurs, il permet à l'étudiant d'apprendre au rythme qui lui convient et lui propose des passerelles pour changer de branche à tout moment. Un système d'orientation et de réorientation permanent accompagne l'étudiant dans ses choix. Lancée le 28 février dernier par le Premier ministre, la réforme pédagogique est menée dans le cadre de l'indépendance de l'université. Son contenu sera arrêté par les enseignants eux-mêmes. Le rôle du Ministère de tutelle est résumé en “trois C”: conception, coordination et contrôle. Le ministre de l'Enseignement supérieur, M. Najib Zerouali, a visité toutes les universités marocaines pour présenter les lignes directrices de la réforme. Sa tournée étant achevée, c'est maintenant aux enseignants de passer à l'acte. Les universités qui se disent prêtes à appliquer la réforme en septembre prochain (elles sont nombreuses déjà) devront, durant les deux prochains mois, donner un contenu pédagogique à la réforme et redéfinir leur mode de gestion administrative. Elles sont également appelées à communiquer la nouvelle donne aux nouveaux étudiants dont l'inscription est prévue pour juillet prochain. Avant 2003, le nouveau système sera opérationnel dans toutes les universités. Ce système est organisé en semestres, filières et modules. Les étudiants poursuivront un cycle préparatoire avant de choisir une filière donnée. Une fois les modules de la filière obtenus, l'étudiant a le choix de faire un deuxième cycle sanctionné par une maîtrise ou intégrer le marché du travail. Dans le second cas, il a la possibilité de revenir à n'importe quel moment à l'université. Au niveau de l'évaluation, le mot examen sera banni du jargon universitaire. Dans le nouveau système, il sera question de contrôle: “Une sorte d'accusé de réception des connaissances transmises”. Les modules obtenus sont capitalisés. Pas besoin de reprendre à zéro si certaines matières ne sont pas réussies. L'une des innovations de la réforme est la mise en place d'une politique d'autoévaluation permanente. Les corrections seront portées au fur et à mesure de l'évolution de l'expérience. Pas question donc d'attendre un cumul d'insuffisances pour opérer une réforme radicale. Un “observatoire de veille pédagogique” devra aider les universités à améliorer constamment leurs prestations.


Le coût de l'échec universitaire

60% des étudiants marocains quittent l'université avant d'obtenir un diplôme. Cet abandon massif coûte à la communauté entre 1,5 et 1,8 milliard de DH chaque année. L'étudiant marocain occasionne pour l'Etat des frais annuels de 15.000 DH (hors les frais des services collectifs).Les étudiants passent en moyenne 9,3 ans pour obtenir la licence. Seuls 10% des titulaires de ce diplôme poursuivent leurs études. Et une infime partie de cette frange va jusqu'au bout. Le nombre d'étudiants qui arrivent à terme du système universitaire (DES ou doctorat) ne représente que 1% de l'ensemble des personnes scolarisées. Rapporté aux 27% du budget de l'Etat consacrés à l'Education, ce taux montre combien le système en place est coûteux et stérile.O. M.

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