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Economie

SantéL'obésité, une véritable maladie

Par L'Economiste | Edition N°:986 Le 30/03/2001 | Partager

Par Dr Anwar CHERKAOUI. Elle n'a pas que des conséquences esthétiques, mais surtout des répercussions négatives sur la santéPour le professeur Jamaleddine Bensouda, l'obésité est en passe de devenir un problème de santé publique non seulement dans les pays développés mais aussi dans ceux en voie de développement. Afin de mieux comprendre la problématique de l'obésité, il faut, selon docteur Jamila Rhandi, comparer l'organisme humain à une machine qui a besoin d'énergie sous forme de calories apportées par l'alimentation. Les apports alimentaires doivent être équivalents à l'énergie dépensée. En cas d'excès, l'obésité s'installe.Le professeur Ababou, chef du service d'endocrinologie et des maladies métaboliques au CHU Ibn Rochd de Casablanca, précise que l'obésité dans les services hospitaliers se diagnostique le plus souvent au cours d'une consultation de diabète ou d'altération vasculaire en rapport avec un excès de cholestérol.. Occidentalisation du style de vieAu Maroc, différents facteurs concourent à l'installation de cet état maladif appelé obésité. D'abord, l'occidentalisation du style de vie et du type d'alimentation qui est très riche en calories, en lipides et sucre d'absorption rapide. Ensuite, l'urbanisation qui a pour conséquence une réduction notable de l'activité physique et donc une diminution des dépenses énergétiques.Cela est d'autant plus vrai chez les adolescents et les jeunes qui adoptent plus facilement ce style de vie dit moderne. Ce qui laisse penser que la prévalence de l'obésité est appelée à s'accroître dans les prochaines décennies.Depuis une vingtaine d'années, se sont accumulés suffisamment d'arguments pour considérer l'obésité comme une véritable maladie. Premier argument: il est actuellement démontré que l'espérance de vie moyenne de la population obèse est inférieure à celle d'une population d'un poids normal. Second argument: la fréquence particulière chez l'obèse de maladies cardio-vasculaires, tels l'hypertension artérielle, l'infarctus du myocarde ou les accidents vasculaires cérébraux. Parallèlement, le risque de développer un diabète ou une hypercholestérolémie est 2 à 3 fois plus élevé chez l'obèse. Et on peut énumérer d'autres complications, notamment rhumatismales et dégénératives qui peuvent engendrer des infirmités.L'obésité peut également être la cause de complications respiratoires avec un risque d'arrêt respiratoire pendant le sommeil. Le développement de calculs biliaires, l'installation de troubles digestifs, l'augmentation de la fréquence de certains cancers (la prostate chez l'homme et l'ovaire, le sein et l'utérus chez la femme), sont d'autres risques liés à la surcharge pondérale. . Approche nutritionnelleEtre gros, c'est également une source de problèmes psychologiques et sociaux, tels une mauvaise estime de soi, le sentiment d'être rejeté dans son milieu professionnel et surtout le poids du regard de l'autre.L'approche médicale moderne de l'obésité est différente de celle qu'on pouvait avoir il y a quelques années. Soigner un obèse ne doit plus se limiter uniquement à une réduction pondérale. Cette politique a conduit à des échecs. L'expérience a bien montré que plus on obtient une diminution rapide et importante du poids, plus nombreuses étaient les rechutes avec un découragement du patient. Aujourd'hui, l'approche nutritionnelle doit avoir pour objectif d'aider le patient à adopter une hygiène alimentaire rationnelle. La prescription d'un régime doit être particulière à chaque cas. Elle doit tenir compte de l'état de santé du patient, de son degré d'excès pondéral, de ses habitudes alimentaires, de son milieu social et de ses revenus.Le rôle du médecin nutritionniste n'est pas uniquement de proposer d'un régime amaigrissant, mais d'apprendre au patient à mieux manger, à réduire les excès caloriques qui portent sur les lipides, les sucres simples qui sont d'absorption rapide comme les sucreries, les pâtisseries et les confiseries. Des conditions familiales et environnementales favorables sont d'un grand apport pour un patient qui souffre d'obésité car cela lui permet de mieux se prendre en charge. De même, il faut encourager l'exercice physique. Certains travaux démontrent qu'il complète l'action de l'hygiène alimentaire, permet de préserver la masse musculaire et aide à mieux suivre le régime. Il contribue à l'installation d'un sentiment de bien-être.A l'heure actuelle, on dispose de peu de médicaments actifs. Néanmoins, de nouvelles possibilités thérapeutiques sont prometteuses.

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