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    El Malki: «Un mégaministère pour accélérer la réforme»

    Par L'Economiste | Edition N°:1798 Le 25/06/2004 | Partager

    . Le regroupement éducation-formation doit permettre une meilleure harmonisation. Un système informatisé de gestion de scolarité dans deux universitésHabib El Malki, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique, a du pain sur la planche. Surtout avec les derniers résultats du baccalauréat qui sont pour le moins que l’on puisse dire décevants. Avec moins de 34% de taux de réussite, un des niveaux les plus bas jamais enregistrés, ceux-ci remettent en question la qualité de l’enseignement surtout dans le public. Entre les séances au Parlement et les réunions avec son équipe, le nouveau ministre est vraiment pris. Normal, il a hérité d’un mégaministère regroupant en un même pôle les secteurs de l’Education et de la Formation. «Ce regroupement permettra d’accélérer le rythme de la réforme et de la rendre plus efficiente», déclarait Habib El Malki lors d’une rencontre tenue dernièrement à Rabat avec les présidents des universités. Mais pour cela, le ministre compte sur davantage de mobilisation et une forte synergie entre les différentes composantes du système éducatif. C’est le cas entre autres de la réforme pédagogique universitaire, l’un des dossiers les plus chauds qui attendent le ministre. En effet, sa mise en œuvre, qui a commencé cette année, a révélé plusieurs dysfonctionnements dès les premiers mois: sous-effectifs administratif et professoral, manque de moyens et d’infrastructures pédagogiques, système d’évaluation et de contrôle difficile à gérer… Au département d’El Malki, on reconnaît que des efforts ont été consentis pour réussir le démarrage de cette réforme(1), mais ce n’était ni suffisant ni assez coordonné. Le ministre a souligné la nécessité de procéder à une première refonte pour asseoir une forte participation des professeurs et de conférer à l’étudiant un rôle primordial à travers «son interaction et sa persuasion».Pour la rentrée prochaine, la réforme se poursuivra à l’évidence. Ainsi sera mise en œuvre la deuxième année (3e et 4e semestres) du nouveau système. Rappelons qu’il sera procédé à l’extinction de l’ancien système progressivement. Toujours pour la prochaine rentrée, le ministère annonce la mise en application dans deux universités d’un système informatisé pour la gestion de la scolarité. S’agissant de la fameuse instance d’évaluation prévue par la loi 01-00, il est indiqué auprès de la direction d’Evaluation et de la Prospective, qu’elle a fait l’objet d’études approfondies au niveau des départements concernés et qu’un projet de texte réglementaire a été élaboré. Rappelons que cette instance doit veiller à la promotion de la qualité et la pertinence des enseignements et de la recherche scientifique. De même qu’à l’amélioration de la qualité de gestion administrative et financière des établissements d’enseignement supérieur. Des études sont aussi en cours, mais cette fois-ci pour trouver des solutions pour la solvabilisation de la demande au niveau de l’enseignement privé. Il s’agit de trouver les moyens appropriés à même de rassurer le système bancaire, affirme Lhoucine Aït El Mahjoub, directeur de l’Evaluation et de la Prospective. Selon lui, «plusieurs pistes sont prospectées à la lumière des expériences réussies dans quelques pays».


    Mesurettes pour le privé

    . Les professionnels sont plus exigeantsLes professionnels de l’enseignement supérieur privé vont certainement être déçus. Alors qu’ils réclament des actions pour stimuler leur activité, voilà que le mégaministère annonce «qu’un arsenal de mesures d’encouragement et d’incitation à l’ensemble des composantes de ce secteur (du préscolaire au supérieur) a été élaboré et fait l’objet de nombreuses rencontres fructueuses avec les opérateurs concernés». Des patrons d’écoles privées disent être las de la langue de bois. Ce qu’ils veulent, c’est du concret. A chaque changement de ministre, leurs dossiers sont reconsidérés, ce qui retarde toute avancée, tonnent-ils. Pour se consoler, et encore, ils ont pour eux le projet de décret pris pour l’application de l’article 62 de la loi n°01-00 portant organisation de l’enseignement supérieur. Celui-ci fixe la composition de la commission de coordination de l’enseignement supérieur privé, le mode de désignation et de sélection de ses membres ainsi que les modalités de son fonctionnement.Rappelons que ce texte a été approuvé en Conseil des ministres le 3 juin dernier. La publication prochaine au BO de ce décret et de l’arrêté ministériel fixant les conditions et modalités des élections des représentants des établissements supérieurs privés permettra la mise en place de cet organe de coordination, explique-t-on auprès du ministère.Cette commission aura plusieurs missions, notamment donner son avis sur les autorisations d’ouverture de nouveaux établissements ainsi que leur demande d’accréditation et établir les normes de qualité. Il lui incombera également de faire respecter un code déontologique qui reste à établir et d’élaborer des stratégies pour développer le secteur.Un second projet de texte, jugé également important par le département d’El Malki «est dans le circuit d’étude et d’approbation». Il concerne notamment les modalités d’autorisation d’ouverture des établissements d’enseignement supérieur privé, l’accréditation des filières, leur reconnaissance par l’Etat et les équivalences des diplômes. K. E. H.-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------(1) Il s’agit notamment de l’augmentation des capacités d’accueil des universités de 14.000 places supplémentaires. Un budget spécifique de 415 millions de DH en plus des subventions normales de fonctionnement (250 millions de DH) a été alloué aux universités au cours des exercices budgétaires 2002 et pour les aménagements, les extensions et le renouvellement des équipements. Plus de 1.300 postes budgétaires vacants ont été mobilisés à la veille de la réforme. Sans oublier les quelque 400 autres postes au titre de 2004 et 146 millions de DH de crédits d’investissements nouveaux qui leur ont été alloués.

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