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    Economie

    Enquête CNSS: Les entreprises souhaitent que l'AMO soit gérée par la Caisse

    Par L'Economiste | Edition N°:591 Le 09/09/1999 | Partager

    · Parmi les propositions des entreprises figure le relèvement du plafond de cotisation à 10.000 DH

    · Les affiliés sont moins sensibles aux prestations à long terme


    La gestion de l'assurance-maladie obligatoire (AMO) par la CNSS ne tient pas à coeur uniquement au gouvernement, mais aussi aux affiliés de la Caisse. C'est du moins ce qui ressort des résultats du sondage réalisé par la CNSS et qui vient d'être rendu public. "Près de 66% des réponses, exprimant des propositions, ont souhaité la création d'un véritable régime d'assurance-maladie géré par la CNSS", soulignent les enquêteurs. L'autre revendication des entreprises porte sur le déplafonnement du salaire soumis à cotisation. Les affiliés souhaitent le relèvement de l'assiette de cotisation à 10.000 DH. Un montant qui dépasse de loin les prévisions estimatives de la CNSS. Dans son projet de réforme, celle-ci prévoyait un déplafonnement de 8.000 DH seulement.
    Rappelons que ce projet de réforme de la CNSS avait suscité de vifs débats de la part de la CGEM, des assureurs privés et de la CIMR. Patronat et assureurs privés avaient estimé que le déplafonnement du salaire aurait pour conséquence directe une augmentation des charges patronales.
    Par ailleurs, 7 affiliés sur 10 se rendent réellement compte que l'immatriculation à la CNSS ne correspond pas forcément à la titularisation au niveau de l'entreprise. De nombreuse réponses n'ont pas manqué de préciser que "l'inspecteur du travail et le tribunal social en cas de conflit prennent en considération cette immatriculation pour apprécier la relation contractuelle", souligne le rapport de la CNSS.

    Le sondage effectué par la Caisse a également porté sur la connaissance par les entreprises des différentes prestations fournies par la CNSS. Ainsi, seuls 3 affiliés sur 10 méconnaissent les prestations à court terme (les indemnités journalières de maladies, de maternité et congés de naissance...). Si l'on se réfère aux résultats du sondage, l'une des prestations les plus méconnues est l'allocation de décès: 43% de réponses négatives.
    Toujours en ce qui concerne les prestations du régime général fournies par la Caisse, les allocations familiales figurent en tête. Surtout que près de 9 affiliés sur 10 connaissent cette prestation. Selon la CNSS, "le rôle de l'employeur, correspondant de la CNSS en matière de paiement, explique ce taux élevé de réponses positives".
    En revanche, l'aide sanitaire familiale est ignorée par plus de la moitié des affiliés (51%). Même ceux qui connaissent cette prestation ne semblent pas satisfaits. "Certains ont fait remarqué que l'aide sanitaire familiale n'était pas servie et que le mode de calcul, par dossier médical, du montant de remboursement est difficile à comprendre".
    Les prestations à long terme, quant à elles, " témoignent d'une moindre sensibilisation des affiliés ", relève l'enquête. La pension de vieillesse est connue de près de 6 affiliés sur 10. Par contre, celle relative à l'invalidité ne suscite pas l'intérêt de 51% des affiliés. Et seulement 2 affiliés sur 10 sont informés de l'existence de cette prestation.


    Fiche technique


    L'échantillon pour le sondage de la CNSS porte sur 6.000 affiliés à la Caisse. Ceux-ci se sont vu adresser un questionnaire détaillé. La répartition des réponses en fonction de la taille laisse apparaître que 72% proviennent d'entreprises comportant entre 1 et 19 salariés. De plus, le tiers des réponses émanent des entreprises qui relèvent des délégations de Casablanca. La ventilation des réponses par secteur d'activités relève que le secteur des services figure en tête avec 45,6% des réponses. Viennent ensuite les industries du textile-confection et agro-alimentaires avec près de 20% des réponses, les filières de la santé (11,53%) ainsi que les construction et travaux publics (10,57%).

    Khadija MASMOUDI

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